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Taux de vacance à 0,93 % : la crise du logement s’intensifie en Suisse

Le taux de vacance chute à 0,93 % en 2026. Les loyers s'envolent tandis que les logements abordables disparaissent. Impact sur vos finances.

Appartement vide et vacant, symbolisant la pénurie de logements en Suisse.
Photo : Matt Biddulph from UK (CC BY-SA 2.0) via Wikimedia Commons
L’essentiel

  • Taux de vacance à 0,93 % en 2026, contre 1 % en 2025 : pénurie record.
  • 45 493 logements vacants seulement en Suisse, dont 34 690 à louer.
  • Logements abordables divisés par deux en trois ans selon Wüest Partner.
  • Nouveaux immeubles 65 à 71 % plus chers que l'existant dans certaines régions.

La pénurie de logements s’aggrave en Suisse romande et au-delà. Le taux de vacance a dégringolé à 0,93 % en 2026, contre 1 % un an plus tôt, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS). Seuls 45 493 logements sont disponibles dans le pays, dont 34 690 à louer. L’Asloca alerte : cette raréfaction touche désormais aussi les agglomérations et régions touristiques, menaçant directement votre pouvoir d’achat locatif et vos possibilités d’accès au logement.

Les chiffres de la crise

Le marché du logement suisse s’est resserré brutalement. Entre 2016 et 2020, le taux de vacance avait atteint 1,72 %, son plus haut niveau en vingt ans, avec 78 832 logements disponibles. Aujourd’hui, ce chiffre a presque été divisé par deux. Parallèlement, l’offre de logements abordables a chuté de moitié en trois ans, selon une analyse de Wüest Partner. Cette contraction frappe particulièrement les revenus faibles et moyens, catégories surreprésentées en Suisse romande.

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Pourquoi les loyers grimpent malgré les constructions

Construire davantage ne suffit pas à freiner les loyers. Entre 2016 et 2020, malgré une hausse du taux de vacance, l’indice suisse des loyers avait progressé d’environ 3,4 %. La raison : les nouvelles constructions sont nettement plus chères que l’existant. À Baar (ZG), un loyer mensuel moyen atteint 2 701 francs dans l’ancien, contre plus de 4 800 francs pour du neuf. À Arlesheim (BL), Opfikon (ZH) et Pratteln (BL), les logements neufs coûtent en moyenne 65 à 71 % plus cher. Cette dynamique crée deux marchés : l’un accessible, qui se vide ; l’autre premium, qui se remplit.

Ce que ça change pour vous

  • Locataires à revenus modestes (Genève, Vaud, Valais, Fribourg, Neuchâtel, Jura) : votre marge de manœuvre pour changer de logement rétrécit. Avec 0,93 % de vacance, vous avez peu de choix et peu de levier pour négocier un loyer. Si vous cherchez à déménager, attendez-vous à des hausses significatives, surtout dans les agglomérations.
  • Propriétaires bailleurs : la pénurie renforce votre position. Les demandes de hausse de loyer deviennent plus justifiables, même si elles restent encadrées par le taux de référence et les règles d’augmentation.
  • Acheteurs immobiliers : la rareté des biens abordables pousse les prix à la hausse. Les nouveaux immeubles restent hors de portée pour la classe moyenne. L’accès à la propriété se complexifie.

Ce qu’il faut surveiller

L’Asloca dénonce cette situation depuis des années. Le problème s’étend désormais aux régions touristiques et agglomérations, zones jusqu’ici moins touchées. Vérifiez si votre loyer peut baisser en fonction du taux de référence. Si vous êtes locataire et envisagez un déménagement, commencez vos recherches tôt : avec moins de 1 % de vacance, les biens se louent en jours, pas en semaines. Pour les propriétaires, consultez votre caisse maladie et vos assurances : la pression sur les loyers affecte aussi les revenus des ménages et la stabilité des finances locales.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le taux de vacance et pourquoi 0,93 % est-il alarmant ?

Le taux de vacance mesure le pourcentage de logements inoccupés. À 0,93 %, il signifie que moins d'1 logement sur 100 est disponible. Un taux sain se situe autour de 2 à 3 %. Sous 1 %, c'est une pénurie : les locataires n'ont presque aucun choix, les loyers montent sans frein.

Pourquoi construire plus ne fait-il pas baisser les loyers ?

Parce que les nouveaux logements coûtent 65 à 71 % plus cher que l'existant. Ils ne remplacent pas l'offre abordable, ils la complètent par le haut. Pendant ce temps, les anciens logements bon marché disparaissent ou sont rénovés à prix fort.

Quels cantons romands sont les plus touchés ?

La source ne détaille pas les chiffres par canton romand, mais signale que la pénurie touche désormais aussi les agglomérations et régions touristiques. Genève souffre depuis des années. Consultez les données de l'OFS ou contactez votre office cantonal du logement pour des chiffres locaux précis.

Sources : 24 heures

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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