- En Suisse romande, 40% des nouveaux retraités privilégient la rente du 2e pilier, contre 29% qui optent pour le capital.
- En Suisse alémanique, 45% choisissent le capital et 33% la rente, révélant des préférences régionales opposées.
- La solution mixte séduit 31% des Romands contre 22% des Alémaniques, selon l'étude Swisscanto de 2025.
Les Romands et les Alémaniques ne vivent pas le 2e pilier de la même manière. Selon une analyse de Swisscanto, le gestionnaire de fonds détenu par la Banque cantonale de Zurich (ZKB), les régions affichent des préférences radicalement opposées au moment de la retraite : les Romands privilégient la rente tandis que les Alémaniques optent pour le capital.
Les chiffres : des divergences régionales marquées
L’étude Swisscanto révèle des écarts importants entre les deux régions linguistiques. En Suisse romande, 40% des nouveaux retraités ont choisi la rente du 2e pilier, tandis que 29% optent pour le capital et 31% pour une solution mixte. En Suisse alémanique, la tendance s’inverse : 45% choisissent le capital, 33% la rente et 22% la solution mixte.
À l’échelle nationale, le capital gagne du terrain. En 2025, pour la première fois, les prestations versées sous forme de capital ont dépassé le total des prestations de rente, selon Swisscanto.
Pourquoi cette différence régionale ?
Ces divergences reflètent des cultures de prévoyance et des rapports au risque distincts entre les régions. La Suisse romande, historiquement attachée à la sécurité d’une rente viagère, contraste avec la Suisse alémanique, où la flexibilité du capital et la gestion personnelle des placements trouvent davantage d’adeptes. Ces préférences s’inscrivent dans des contextes économiques et fiscaux régionaux différents, notamment en matière de fiscalité du capital et des rentes.
Ce que ça change pour vous
Pour les salariés romands en fin de carrière : si vous approchez de la retraite, sachez que la majorité de vos pairs en Suisse romande choisissent la rente. Cette option offre une sécurité : vous percevrez un revenu régulier et prévisible jusqu’à votre décès, sans risque de mauvaise gestion des placements. En revanche, vous ne pourrez pas transmettre le capital à vos héritiers.
Pour les salariés alémaniques : le capital attire près de la moitié des nouveaux retraités. Cette option vous permet de disposer d’une somme unique, de la gérer selon vos besoins et de la léguer. Elle exige toutefois une certaine discipline : vous devez vous assurer que ce capital dure jusqu’à la fin de votre vie.
Pour tous : la solution mixte, choisie par 31% des Romands, offre un équilibre : une partie en rente (sécurité) et une partie en capital (flexibilité). Cette approche gagne en popularité et peut correspondre à des besoins évolutifs au cours de la retraite.
Ce qu’il faut surveiller
Avant de prendre votre décision au 2e pilier, consultez votre caisse de pension pour connaître les conditions exactes (montants, taux de conversion, options mixtes disponibles). Vérifiez aussi l’impact fiscal : selon votre canton (Genève, Vaud, Valais, Fribourg, Neuchâtel ou Jura), le traitement fiscal du capital et de la rente peut différer. Une consultation des délais et déductions fiscales vous aidera à optimiser votre choix. N’hésitez pas à demander un conseil auprès de votre caisse ou d’un spécialiste en prévoyance avant de vous engager.
Questions fréquentes
Pourquoi les Romands choisissent-ils davantage la rente que les Alémaniques ?
Selon Swisscanto, cette préférence reflète des cultures de prévoyance régionales distinctes. La Suisse romande privilégie la sécurité d'une rente viagère garantie, tandis que la Suisse alémanique valorise davantage la flexibilité et la gestion personnelle du capital.
Quelle est la tendance nationale au 2e pilier en 2025 ?
Pour la première fois en 2025, les prestations versées sous forme de capital ont dépassé le total des prestations de rente à l'échelle nationale, selon Swisscanto. Cependant, cette tendance masque des différences régionales importantes.
Quel pourcentage de Romands choisit la solution mixte ?
31% des nouveaux retraités romands optent pour une solution mixte (partie rente, partie capital), contre 22% en Suisse alémanique. Cette approche offre un équilibre entre sécurité et flexibilité.
Sources : Le Temps
