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45 000 logements en 2026 : boom de construction en Valais, Genève et Neuchâtel

Wüest Partner prévoit 45 000 logements en 2026 et 50 000 en 2027. Valais, Genève et Neuchâtel en tête. Impact sur les loyers et l'accès au logement.

Chantier de construction de logements neufs en zone périurbaine suisse, avec grues et immeubles en cours de réalisation.
Illustration générée par IA — Léman Finance
L’essentiel

  • 45 000 logements neufs prévus en 2026, 50 000 en 2027 selon Wüest Partner.
  • Valais, Genève, Neuchâtel et communes rurales en première ligne du boom.
  • Pénurie persistante : démolitions et croissance démographique limitent le gain net.
  • Taux de logements vacants pourrait remonter légèrement dès 2027.

La Suisse s’apprête à connaître un boom de la construction immobilière en 2026 et 2027, selon les prévisions du consultant Wüest Partner. Quelque 45 000 logements devraient être construits en 2026, suivis de 50 000 en 2027. Ce rebond intervient après des années de pénurie aiguë, particulièrement pour les ménages à faible ou moyen pouvoir d’achat. Pour les habitants de Suisse romande, notamment en Valais, Genève et Neuchâtel, cette dynamique pourrait progressivement soulager le marché du logement, bien que la situation reste tendue à l’échelle nationale.

Les chiffres du boom

Selon Blick, qui cite les données de Wüest Partner, la construction de logements devrait connaître une accélération significative. En 2026, 45 000 logements verront le jour en Suisse, tant locatifs qu’en propriété. Ce chiffre passera à 50 000 en 2027. Ces constructions concerneront aussi bien des immeubles neufs que des reconversions de friches industrielles et des surélévations.

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La croissance sera particulièrement marquée dans les communes rurales, où environ 29 000 logements devraient être édifiés d’ici 2027. Les cantons les plus dynamiques seront la Thurgovie, Soleure, Glaris, Genève, le Valais et Neuchâtel. En Thurgovie, le nombre de logements construits en 2027 devrait dépasser de plus de 40 % la moyenne annuelle des dernières années. À Soleure, la surface habitable augmentera de plus de 26 % par rapport aux années précédentes.

Pourquoi maintenant ?

Après des années de pénurie, l’Office fédéral du logement (OFL) a tiré la sonnette d’alarme en 2025 et au premier semestre 2026 : la situation s’était encore aggravée. Cette accélération répond à plusieurs facteurs. D’abord, la demande reste forte, notamment pour les logements locatifs et les appartements en copropriété. Ensuite, les terrains à bâtir sont plus disponibles dans les communes rurales et périurbaines, où les prix sont avantageux et les réaffectations plus faciles qu’en centre-ville. Enfin, les projets de reconversion de friches industrielles et la construction en hauteur ouvrent de nouvelles possibilités.

Cependant, cette dynamique ne suffira pas à résoudre la crise du logement. Dans près de la moitié des cantons, le taux de construction reste inférieur à la moyenne. En Valais, Genève et Neuchâtel, bien que le boom soit réel, les démolitions de logements existants (prévues à 8 000 en 2026 et 8 600 en 2027) réduisent le gain net. À Vaud, l’activité devrait même reculer après plusieurs années de construction intensive.

Ce que ça change pour vous

Locataires en Valais, Genève et Neuchâtel : l’augmentation de l’offre devrait progressivement freiner la hausse des loyers, voire créer une légère pression baissière dès 2027, si le taux de logements vacants remonte. Cependant, cette amélioration sera graduelle et inégale selon les communes.

Propriétaires et accédants à la propriété : l’augmentation des constructions en copropriété pourrait élargir l’offre de petits immeubles et de villas, notamment dans les zones périurbaines de Genève, du Valais et de Neuchâtel. Les prix pourraient se stabiliser dans ces régions, contrairement aux centres urbains où les démolitions-reconstructions maintiennent une pression haussière.

Ménages à faible revenu : bien que le boom soit réel, l’OFL souligne que ces ménages restent les plus touchés par la pénurie. L’augmentation de l’offre locative sera progressive et ne compensera pas immédiatement le déficit accumulé.

Habitants du canton de Vaud : contrairement à Genève et Neuchâtel, Vaud connaîtra un ralentissement de la construction après plusieurs années dynamiques. Cette tendance pourrait maintenir une pression plus forte sur les loyers et les prix.

Ce qu’il faut surveiller

Le taux de logements vacants sera un indicateur clé à partir de 2027. Si celui-ci remonte comme prévu, les loyers pourraient enfin se détendre. Cependant, Wüest Partner prévoit que la croissance démographique (40 000 nouveaux ménages en 2026, 45 000 en 2027) restera proche de l’offre de logements, limitant le soulagement.

À surveiller aussi : l’évolution des prix des terrains à bâtir en Valais, Genève et Neuchâtel. Si la demande de terrain explose, les coûts de construction pourraient augmenter, répercutant à la hausse les loyers des nouveaux logements. Enfin, les cantons comme Vaud et les centres urbains (Bâle-Ville, Zoug, Suisse centrale) continueront de souffrir d’une pénurie relative, créant des disparités régionales croissantes.

Questions fréquentes

Combien de logements seront construits en Valais, Genève et Neuchâtel d'ici 2027 ?

La source ne détaille pas les chiffres par canton. Elle indique seulement que ces trois régions connaîtront une croissance particulièrement marquée, avec environ 29 000 logements dans les communes rurales suisses d'ici 2027. Les chiffres exacts pour chaque canton ne sont pas communiqués.

Est-ce que cette construction va vraiment réduire les loyers ?

Selon Wüest Partner, l'offre devrait progresser plus fortement que le nombre de ménages en 2026 et 2027, ce qui pourrait entraîner une légère remontée du taux de logements vacants dès 2027. Cependant, la source précise que la situation ne changera pas véritablement à l'échelle nationale, car les démolitions réduisent le gain net et la pénurie persiste dans près de la moitié des cantons.

Pourquoi Vaud n'est-il pas en boom comme Genève et Neuchâtel ?

La source indique que l'activité de construction devrait reculer en Vaud après plusieurs années de construction intensive. Elle n'explique pas les raisons précises, mais souligne que cette tendance contraste avec la dynamique des communes rurales et périurbaines où les terrains à bâtir sont plus disponibles et moins chers.

Sources : Blick

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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