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Zurich dépensera 650 000 francs pour chasser les Airbnb

Zurich interdit les locations courte durée Airbnb depuis septembre 2026 pour lutter contre la pénurie de logements. La ville investit 650 000 francs/an en contrôles.

Immeuble résident
Photo : Хрюша (CC BY-SA 3.0) via Wikimedia Commons
L’essentiel

  • Zurich interdit les locations Airbnb en zones résidentielles depuis le 1er septembre 2026.
  • La ville investit 650 000 francs par an pendant 3 ans pour contrôler l'application de la mesure.
  • Airbnb conteste l'efficacité : les logements loués 90+ nuits/an ne représentent que 0,14 % du parc national.
  • À Barcelone et Amsterdam, les restrictions n'ont pas freiné la hausse des loyers (+ 37 % et + 34 %).

Zurich durcit sa politique contre les locations de courte durée. Depuis le 1er septembre 2026, les appartements loués via Airbnb et autres plateformes sont interdits dans les zones résidentielles. La ville espère ainsi récupérer des logements pour ses habitants face à une pénurie aiguë, mais l’efficacité réelle de cette mesure reste incertaine.

Les faits et les chiffres

La nouvelle réglementation zurichoise reclasse les résidences secondaires louées temporairement en « locaux commerciaux ». Chaque appartement professionnel en zone résidentielle doit désormais obtenir un permis de construire officiel. Selon la ville, environ 5 300 logements Airbnb et appartements professionnels ont été loués à Zurich en 2025 ; près de la moitié seraient concernés par l’interdiction.

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Pour mettre en œuvre ce contrôle, Zurich a approuvé cinq postes à plein temps, limités à trois ans. Le coût annuel s’élève à 650 000 francs. Depuis l’entrée en vigueur de la mesure, 337 dénonciations ont déjà été déposées.

Airbnb Suisse conteste l’impact de cette interdiction. Selon un rapport de la plateforme publié en 2025, les logements réservés au moins 90 nuits par an ne représentent que 0,14 % du parc immobilier national. L’entreprise affirme que la majorité des hôtes suisses sont des « homeshareurs » louant occasionnellement leur propre logement, sans réduire l’offre résidentielle.

Le contexte : une bataille contre la pénurie

Zurich n’est pas seule. Barcelone a imposé un moratoire sur les nouvelles locations de courte durée depuis 2014 et prévoit une interdiction totale dès 2028. Amsterdam a également restreint strictement ces locations. Pourtant, les résultats sont mitigés : à Barcelone, le nombre d’annonces Airbnb a chuté de 24 % entre 2018 et 2024, mais les loyers de longue durée ont bondi de 37 % sur la même période. À Amsterdam, les annonces ont dégringolé de 54 % entre 2019 et 2024, tandis que les loyers ont augmenté de 34 %.

Cette tendance soulève une question : l’interdiction des locations touristiques suffit-elle à résoudre la pénurie ? Les données étrangères suggèrent que d’autres facteurs (construction insuffisante, demande croissante, spéculation immobilière) jouent un rôle plus déterminant que les plateformes de location courte durée.

Ce que ça change pour vous

Locataires zurichois et romands cherchant un logement à Zurich : cette mesure vise à augmenter l’offre de logements abordables en zone résidentielle. Cependant, l’impact réel dépendra du nombre d’appartements Airbnb effectivement reconvertis en locations longue durée. Si les propriétaires préfèrent laisser leurs biens vacants ou les vendre, le gain sera limité.

Propriétaires bailleurs à Zurich : si vous louez un appartement via Airbnb en zone résidentielle, vous devez cesser cette activité ou demander un permis de construire. Les 337 dénonciations déjà enregistrées montrent que la ville applique la règle.

Lecteurs en Suisse romande : cette expérience zurichoise pourrait inspirer d’autres cantons (Genève, Vaud, Valais) confrontés à des pénuries similaires. Suivez les évolutions des loyers et du marché immobilier romand pour anticiper des mesures comparables.

Ce qu’il faut surveiller

À Zurich : le rapport d’évaluation prévu après trois ans (2029) montrera si l’interdiction a réellement libéré des logements et réduit les loyers. Airbnb a indiqué qu’il était « prématuré » de se prononcer sur les effets concrets.

En Suisse romande : observez si Genève, Lausanne ou d’autres villes adoptent des mesures similaires. Les débats politiques sur le logement abordable pourraient s’intensifier, notamment dans le contexte de pénuries régionales.

Prochaines étapes : les propriétaires zurichois disposent d’un délai pour se conformer. La ville continuera les contrôles et les dénonciations. Le coût de 650 000 francs par an montre l’engagement zurichois, mais aussi le prix à payer pour faire respecter une telle interdiction.

Questions fréquentes

Cette interdiction Airbnb s'applique-t-elle aussi en Suisse romande ?

Non, pour l'instant. Seule Zurich a adopté cette mesure depuis le 1er septembre 2026. Genève, Vaud et les autres cantons romands n'ont pas annoncé de restrictions comparables, mais pourraient s'en inspirer si la pénurie de logements s'aggrave.

Combien de logements Airbnb pourraient être libérés à Zurich ?

Environ 2 650 logements sont concernés par l'interdiction (près de la moitié des 5 300 loués en 2025). Cependant, rien ne garantit que les propriétaires les reconvertiront en locations longue durée plutôt que de les laisser vacants ou de les vendre.

L'interdiction des Airbnb fait-elle baisser les loyers ?

Les exemples de Barcelone et Amsterdam suggèrent que non. Malgré des réductions drastiques des annonces Airbnb (24 % à Barcelone, 54 % à Amsterdam), les loyers ont continué à augmenter fortement (+ 37 % et + 34 % respectivement). D'autres facteurs semblent plus déterminants.

Sources : Blick

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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