- Logement et mobilité augmentent de 2,4% en un an, trois fois plus que l'inflation générale (0,8%)
- Mazout de chauffage flambe de 53,1%, essence de 15,8%, assurances auto de 7,4%
- Une famille moyenne paie 89 CHF supplémentaires par mois pour loyer, voiture et transports
En août 2026, les prix du logement et de la mobilité ont bondi de 2,4% sur un an, selon l’indice Lomo publié par Comparis et l’Institut KOF de l’EPFZ. Cette hausse est trois fois supérieure à l’inflation générale de 0,8%, ce qui signifie que votre budget logement-mobilité s’érode bien plus vite que le reste de vos dépenses. Pour une famille moyenne, cela représente 89 francs supplémentaires par mois.
Les chiffres qui pèsent sur votre portefeuille
Le calcul est simple : si vous payez 2 500 francs de loyer, 1 000 francs pour votre voiture et 200 francs de transports publics, vous débourserez 89 francs de plus chaque mois qu’il y a un an. Mais les hausses ne sont pas uniformes. Le mazout de chauffage s’envole de 53,1%, tandis que l’essence augmente de 15,8% et le gazole de 23,3%. Les assurances automobiles coûtent 7,4% plus cher qu’en août 2025, avec une progression de 18,9% sur cinq ans. Les pièces de rechange et l’entretien des véhicules renchérissent aussi : respectivement +12,6% et +8,6%.
Seule bonne nouvelle : les prix des voitures neuves et d’occasion reculent légèrement (−0,8% et −1,5%). Pour le chauffage, le gaz baisse de 3,0% et le chauffage à distance de 0,4%, mais le bois de chauffage augmente de 10,8%.
Qui souffre le plus ?
Les couples de 65 ans et plus sans enfants sont les plus touchés, avec un renchérissement de 2,5%. Cette catégorie dépend fortement du chauffage et de la mobilité, deux postes en forte hausse. Les ménages locataires en Suisse romande subissent directement la hausse des loyers, tandis que les propriétaires avec hypothèque à taux variable verront leurs charges augmenter lors du renouvellement. Les automobilistes frontaliers, nombreux en région genevoise et valaisanne, paient davantage d’essence et d’assurance.
Ce que ça change pour vous
- Locataires : votre loyer peut augmenter lors du renouvellement du bail selon l’indice de référence des loyers. Cette hausse de 2,4% du logement justifiera des augmentations plus importantes que par le passé.
- Propriétaires avec hypothèque : si votre taux est renégocié, les conditions actuelles du marché (voir hypothèques et loyers 2026) refléteront cette pression inflationniste sur le logement.
- Automobilistes : carburant, assurance et réparations grèvent votre budget. Vérifiez votre prime d’assurance automobile auprès de votre assureur ; une hausse de 7,4% est possible.
- Retraités : si vous chauffez au mazout, votre facture explose (+53,1%). Consultez votre commune pour les aides énergétiques disponibles.
Ce qu’il faut surveiller
Dirk Renkert, expert argent chez Comparis, pointe l’incertitude géopolitique au Moyen-Orient comme frein à une amélioration des prix du carburant à court terme. Les prochains indices Lomo révéleront si cette tendance s’accélère ou se stabilise. En Suisse romande, suivez les décisions des cantons sur les aides au logement et l’énergie. Genève, Vaud et Valais proposent parfois des subventions pour le chauffage ou l’isolation thermique. Vérifiez aussi les initiatives locales : Genève a rejeté le droit d’achat pour les locataires, mais d’autres mesures de régulation des loyers pourraient émerger au niveau fédéral.
Questions fréquentes
Pourquoi logement et mobilité augmentent-ils trois fois plus que l'inflation ?
L'indice Lomo mesure spécifiquement ces deux postes. Le mazout flambe de 53,1%, l'essence de 15,8%, les assurances auto de 7,4% : ces hausses massives tirent la moyenne bien au-delà de l'inflation générale de 0,8%.
Comment calculer mon surcoût personnel ?
Additionnez votre loyer mensuel, vos dépenses auto (carburant, assurance, entretien) et transports publics. Appliquez les pourcentages de hausse de l'indice Lomo à chaque catégorie. Pour une famille moyenne (2 500 CHF loyer + 1 000 CHF voiture + 200 CHF transports), le surcoût est environ 89 CHF par mois.
Quand verra-t-on une baisse des prix du carburant ?
Selon Comparis, l'incertitude géopolitique au Moyen-Orient n'offre aucune perspective d'amélioration à court terme. Les prix devraient rester élevés tant que cette situation persiste.
Sources : 24 heures
