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Genève rachète le terrain du Stade aux CFF pour 15,84 millions

Le canton de Genève rachète aux CFF leur part du terrain du Stade pour 15,84 millions de francs. Objectif : maîtriser les coûts et développer le secteur PAV.

Vue aérienne du
Photo : Alexey M. (CC BY-SA 4.0) via Wikimedia Commons
L’essentiel

  • Genève paie 15,84 millions pour reprendre la part des CFF au Stade.
  • Le canton versait déjà 384 000 francs par an aux CFF en rente de superficie.
  • Rachat évite une hausse de rente à 1,3 million par an dès 2020.
  • Terrain confié à la Fondation PAV pour développement futur.

Le canton de Genève s’apprête à racheter aux CFF leur part des terrains du Stade de Genève pour 15,84 millions de francs. La commission des finances du Grand Conseil a validé ce crédit supplémentaire mercredi pour mettre fin à une copropriété héritée du début des années 2000 et alléger durablement les finances cantonales.

Les faits et les chiffres

Le Stade de Genève, inauguré en 2003 avec une capacité de 30 000 places, appartient à une fondation de droit privé. Le terrain, lui, était en copropriété entre l’État de Genève et les CFF. Cette situation oblige le canton à verser une rente de superficie : actuellement 384 000 francs par an aux CFF, tandis qu’il renonce à percevoir sa propre part.

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Le droit de superficie court jusqu’en 2080 et prévoit une renégociation tous les vingt ans selon la valeur du terrain. En 2020, CFF Immobilier a réclamé une hausse drastique : porter la rente annuelle à 1,3 million de francs. Cette augmentation aurait coûté 55 millions supplémentaires au canton d’ici 2080.

Pourquoi maintenant

Le rachat est envisagé depuis 2020, quand les CFF ont demandé cette augmentation substantielle. En reprenant la maîtrise foncière complète, Genève espère réaliser des économies à long terme et se libérer d’une obligation financière croissante. Le vote en commission a été unanime, selon le député du Centre Jacques Blondin, qui salue la fin d’une situation « trop compliquée ».

La parcelle sera confiée à la Fondation PAV, qui gère le développement du périmètre Praille-Acacias-Vernets (PAV). Ce rachat offre au canton une marge de manœuvre pour les aménagements futurs de cette zone sud, l’un des plus importants chantiers urbains de Genève.

Ce que ça change pour vous

Contribuables genevois. Le rachat représente un investissement immédiat de 15,84 millions de francs, financé par un crédit supplémentaire. À moyen et long terme, il devrait réduire les dépenses récurrentes du canton : au lieu de verser 384 000 francs par an (et bien davantage après 2040), Genève maîtrise désormais ses coûts liés au Stade. Cette économie dépendra de la gestion future du terrain par la Fondation PAV.

Habitants du secteur PAV. Ce rachat prépare le terrain pour les développements urbains prévus dans le périmètre Praille-Acacias-Vernets. Les projets de transformation de cette zone sud genevoise, qui incluent logements, bureaux et espaces publics, pourront progresser sans blocage foncier.

Ce qu’il faut surveiller

Le crédit supplémentaire doit être approuvé par le Grand Conseil de Genève. Le vote en commission a été unanime, ce qui augmente les chances d’adoption en séance plénière. Une fois le rachat finalisé, la Fondation PAV deviendra gestionnaire du terrain et définira les modalités de son utilisation future dans le cadre du développement du secteur PAV.

À long terme, l’impact financier réel dépendra de la façon dont le canton valorisera ce terrain : mise en location, cession pour développement immobilier, ou conservation pour usage public.

Questions fréquentes

Pourquoi Genève paie-t-elle 384 000 francs par an aux CFF alors qu'elle est propriétaire du terrain ?

Le Stade appartient à une fondation de droit privé, mais le terrain est en copropriété. Genève et les CFF doivent verser une rente de superficie au propriétaire du sol. Faute de rentabilité du Stade, c'est l'État qui assume cette charge, y compris la part des CFF.

Combien auraient coûté les augmentations de rente demandées par les CFF ?

Les CFF réclamaient une hausse de la rente annuelle de 384 000 à 1,3 million de francs. Cette augmentation aurait représenté 55 millions de francs supplémentaires pour le canton jusqu'en 2080, date d'expiration du droit de superficie.

Qu'advient-il du terrain après le rachat ?

La parcelle sera confiée à la Fondation PAV, qui gère le développement du périmètre Praille-Acacias-Vernets. Cela offre au canton une marge de manœuvre pour les aménagements urbains futurs de cette zone sud de Genève.

Sources : Blick

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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