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Volkswagen supprime jusqu’à 100 000 emplois, 34 000 postes menacés en Suisse

Volkswagen envisage jusqu'à 100 000 suppressions d'emplois. En Suisse, 34 000 personnes travaillent dans l'automobile et ses fournisseurs, générant 13 milliards de francs.

Chaîne de montage automobile dans une usine Volkswagen avec ouvriers et robots industriels.
Illustration générée par IA — Léman Finance
L’essentiel

  • Volkswagen prévoit jusqu'à 100 000 suppressions d'emplois (contre 50 000 initialement) et envisage de fermer des usines allemandes.
  • En Suisse, 34 000 personnes travaillent dans l'automobile et ses fournisseurs, générant 13 milliards de francs de chiffre d'affaires annuel.
  • VW détient 11 % du marché automobile suisse ; Skoda (9,5 %), Audi (7,4 %) et Seat/Cupra (4,2 %) sont aussi populaires.
  • Les fournisseurs suisses comme SFS, Autoneum et Komax pourraient être affectés par la réorganisation du groupe allemand.

Volkswagen, le plus grand groupe automobile allemand, traverse une crise bien plus grave que prévu. Le plan initial de suppression de 50 000 postes d’ici 2030 ne suffit plus : jusqu’à 100 000 emplois pourraient disparaître dans le monde, menaçant indirectement des milliers de postes en Suisse romande et alémanique, notamment chez les fournisseurs locaux du secteur automobile.

Les faits et les chiffres

Selon Watson, le patron de Volkswagen, Oliver Blume, envisage des coupes bien plus sévères que prévu. Le média allemand Bild a même évoqué le chiffre de 120 000 suppressions d’emplois. Au-delà des licenciements massifs, le groupe VW envisagerait de délocaliser la production de quatre sites allemands vers la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie, une première dans l’histoire du groupe qui n’a jamais fermé d’usine en Allemagne.

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En Suisse, l’impact est indirect mais significatif. Selon l’association professionnelle Swissmem, environ 34 000 personnes travaillent dans le secteur automobile et ses fournisseurs. Ces quelque 550 entreprises génèrent un chiffre d’affaires annuel de 13 milliards de francs. Volkswagen seul détient une part de marché d’environ 11 % en Suisse en 2025, ce qui en fait de loin la marque automobile la plus vendue du pays. Les autres marques du groupe VW sont également très présentes : Skoda (9,5 %), Audi (7,4 %), Seat/Cupra (4,2 %) et Porsche (1,8 %).

Pourquoi cette crise maintenant ?

L’industrie automobile allemande souffre d’une combinaison de facteurs : chiffre d’affaires en baisse, bénéfices en recul et coûts élevés liés à la transition vers l’électromobilité. Mercedes, par exemple, a vu ses bénéfices reculer de 17 % au premier trimestre et renforce sa production dans des pays moins coûteux. Bosch, le plus grand équipementier automobile au monde, a enregistré en 2025 des pertes pour la première fois depuis près de 20 ans.

Michael Koller, expert de Swissmem, explique que « une grande partie des usines allemandes de VW ne seraient actuellement plus compétitives ». Il souligne que « ces mesures étaient prévisibles » et qu’« il serait essentiel que l’industrie automobile allemande dispose d’un avenir à long terme ».

Ce que ça change pour vous

Salariés des fournisseurs suisses : Les entreprises suisses qui approvisionnent Volkswagen et ses marques (Autoneum à Winterthour, Feintool à Lyss, SFS à Heerbrugg, Komax, groupe Oetiker) pourraient voir leurs commandes réduire. Cependant, selon Lukas Graf, porte-parole de SFS, l’entreprise affiche une « évolution positive » en 2025 grâce à la diversification : elle fabrique aussi pour l’électronique, la technique médicale et la construction, ce qui la rend « plus résiliente ». Pour les salariés de ces fournisseurs, le risque dépend de leur exposition directe à VW et de la capacité de leur employeur à compenser par d’autres marchés.

Frontaliers allemands travaillant en Suisse : Si vous travaillez dans le secteur automobile suisse depuis l’Allemagne, votre emploi n’est pas directement menacé puisque les suppressions concernent les usines allemandes. Cependant, une baisse d’activité chez les fournisseurs suisses pourrait indirectement affecter les embauches futures. Consultez le guide du frontalier 2026 pour connaître vos droits en matière de chômage et d’assurance maladie.

Clients et propriétaires de véhicules VW : Pour la clientèle VW en Suisse, la réduction massive d’effectifs au sein du groupe ne change rien dans l’immédiat, selon Helmut Ruhl, CEO du groupe Amag qui distribue les marques VW en Suisse. Les délais de livraison et les prix ne devraient pas être affectés à court terme.

Ce qu’il faut surveiller

Le conseil de surveillance de Volkswagen n’a pris aucune décision concrète lors de sa dernière réunion. Les discussions devraient se poursuivre à l’automne 2026. Olaf Lies, ministre-président de Basse-Saxe et membre du conseil de surveillance, a souligné que « la date à laquelle des décisions seront prises reste toutefois incertaine ».

Les syndicats allemands, notamment IG Metall, ont annoncé leur résistance et organisé des manifestations sur plus d’une douzaine de sites. Les prochaines semaines seront décisives pour connaître l’ampleur réelle des suppressions et des fermetures d’usines.

Pour les salariés des fournisseurs suisses, il est recommandé de surveiller les annonces de votre employeur concernant les contrats avec VW et les plans d’adaptation. Si vous travaillez dans ce secteur et craignez une réduction d’effectifs, renseignez-vous auprès de votre syndicat ou de votre office cantonal de l’emploi sur les mesures d’accompagnement disponibles (formation, allocations de chômage, etc.).

Questions fréquentes

Mes emplois en Suisse sont-ils directement menacés par cette crise chez VW ?

Non, les suppressions d'emplois concernent principalement les usines allemandes de Volkswagen. Cependant, les 34 000 salariés des fournisseurs suisses du secteur automobile pourraient être indirectement affectés si les commandes baissent. Selon SFS, la diversification vers d'autres secteurs (électronique, médical, construction) rend les fournisseurs « plus résilients ».

Volkswagen va-t-il fermer des usines en Suisse ?

Non. Selon la source, Volkswagen envisage de délocaliser la production de quatre sites allemands vers la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie. Il n'est pas question de fermetures en Suisse. Helmut Ruhl, CEO d'Amag, affirme que « pour la clientèle VW en Suisse, la réduction massive d'effectifs ne change rien dans l'immédiat ».

Quand les décisions définitives de VW seront-elles annoncées ?

La date reste incertaine. Le conseil de surveillance n'a pris aucune décision concrète lors de sa dernière réunion. Les discussions devraient se poursuivre à l'automne 2026, selon Olaf Lies, ministre-président de Basse-Saxe.

Sources : Watson

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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