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GHI et Lausanne Cités ferment en décembre, 30 emplois menacés

Les hebdomadaires gratuits GHI et Lausanne Cités cesseront de paraître en décembre 2026 faute de repreneur. L'effondrement du marché publicitaire et la concurrence postale en cause.

Salle de rédaction vide avec bureaux abandonnés et imprimante de journal.
Illustration générée par IA — Léman Finance
L’essentiel

  • GHI et Lausanne Cités s'arrêtent en décembre 2026 sauf reprise.
  • 30 postes menacés sur 36 au total dans le groupe.
  • Marché publicitaire effondré et concurrence postale citées en cause.

Deux titres historiques de la presse romande disparaîtront en décembre 2026. Les hebdomadaires gratuits GHI (Genève Home Informations) et Lausanne Cités vont cesser de paraître, sauf si un repreneur se manifeste d’ici là. Cette fermeture menace environ 30 emplois directs et reflète la crise structurelle du secteur médiatique face à l’effondrement de la publicité.

Les faits et les chiffres

Le groupe compte actuellement 36 postes fixes : 30 pour GHI et Lausanne Cités, et 6 pour sa société de distribution. Selon Pascal Fleury, directeur des deux titres, contacté par Keystone-ATS, « notre modèle économique, basé sur un marché de la publicité qui s’écroule, est mort ». L’entreprise préfère anticiper plutôt que de déposer le bilan l’année prochaine.

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Un second facteur aggrave la situation : la société de distribution liée aux deux titres a perdu plusieurs clients qui, grâce à l’aide à la presse, bénéficient désormais de tarifs plus avantageux auprès de la Poste Suisse.

Contexte : la crise du modèle publicitaire

GHI et Lausanne Cités sont des hebdomadaires gratuits financés par la publicité, un modèle devenu intenable face à la migration des annonceurs vers les plateformes numériques. Cette fermeture s’inscrit dans une tendance plus large : la presse romande a perdu plusieurs titres ces dernières années. La concurrence accrue avec la Poste Suisse, qui propose désormais des tarifs de distribution préférentiels aux médias subventionnés, crée une inégalité de marché que les petits éditeurs indépendants ne peuvent pas supporter.

Ce que ça change pour vous

Lecteurs de Genève et Lausanne : Vous perdrez l’accès à deux sources d’information locale gratuites. GHI couvrait l’actualité genevoise, Lausanne Cités celle de la capitale vaudoise. Ces titres, bien que gratuits, offraient une couverture des enjeux locaux (immobilier, vie de quartier, annonces) que vous devrez désormais chercher ailleurs, notamment auprès de médias numériques ou payants.

Salariés du groupe : Les 30 postes menacés concernent principalement des journalistes, des commerciaux et des responsables éditoriaux basés à Genève et Lausanne. Aucun plan de reclassement n’a été annoncé pour l’instant.

Annonceurs locaux : Vous perdrez un canal de distribution pour vos petites annonces et publicités locales, ce qui pourrait augmenter vos coûts de communication auprès de la clientèle de proximité.

Ce qu’il faut surveiller

Le délai jusqu’en décembre 2026 reste ouvert pour une reprise. Des candidats pourraient se manifester, notamment des groupes médiatiques régionaux ou des investisseurs intéressés par le portefeuille de lecteurs. À Vaud, le contexte politique pourrait aussi jouer : la question du soutien public à la presse reste débattue au niveau cantonal.

Surveillez également les annonces concernant la distribution : si la Poste Suisse continue à proposer des tarifs préférentiels aux médias subventionnés, cela pourrait accélérer la consolidation du secteur autour de quelques grands groupes.

Questions fréquentes

Quand exactement GHI et Lausanne Cités disparaîtront-elles ?

En décembre 2026, sauf si un repreneur se manifeste d'ici là. La direction a annoncé cette date pour anticiper plutôt que de déposer le bilan l'année suivante.

Combien de personnes perdront leur emploi ?

Environ 30 postes sont menacés sur les 36 du groupe (30 pour GHI et Lausanne Cités, 6 pour la société de distribution). Aucun plan de reclassement n'a été annoncé.

Pourquoi ces journaux ferment-ils maintenant ?

Le marché de la publicité s'est effondré, ce qui était le modèle économique principal. De plus, la société de distribution a perdu des clients au profit de la Poste Suisse, qui offre des tarifs plus avantageux aux médias subventionnés.

Sources : LFM

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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