Lemanfinance.

Genève · Vaud · Valais · Suisse romande

Régions

Just Eat supprime des centaines d’emplois en Suisse

Just Eat prévoit de supprimer plusieurs centaines d'emplois parmi ses 700 livreurs en Suisse. La réorganisation épargne la Suisse romande, protégée par une décision de justice.

Coursier à vélo livrant des repas dans une rue urbaine suisse.
Illustration générée par IA — Léman Finance
L’essentiel

  • Just Eat remplace ses 700 coursiers salariés par des indépendants ou partenaires externes.
  • Plusieurs centaines d'emplois menacés ; l'ampleur précisée dans 2 semaines.
  • Suisse romande épargnée : une décision de justice impose le statut de salarié.
  • Les syndicats Unia et Syndicom dénoncent un transfert des risques vers les livreurs.

Just Eat réorganise son modèle de livraison en Suisse et prévoit de remplacer une grande partie de ses coursiers salariés par des travailleurs indépendants ou des sociétés partenaires. Cette transformation menace plusieurs centaines d’emplois parmi les quelque 700 livreurs actuellement employés, selon le Tages-Anzeiger. L’ampleur exacte des suppressions d’emplois sera précisée dans environ deux semaines, une fois la procédure de consultation terminée.

Les faits et les chiffres

Just Eat emploie actuellement environ 700 coursiers en Suisse. La réorganisation prévoit de remplacer une grande partie d’entre eux par des indépendants ou des partenaires externes. Un plan social est prévu pour les collaborateurs concernés, qui pourront également proposer leurs services à Just Eat sous le statut d’indépendant.

Publicité

La transformation ne sera pas appliquée uniformément. À Zurich, Berne, Bâle, Winterthour et en Suisse orientale, les livraisons seront principalement assurées par des indépendants. Au Tessin, Just Eat confiera cette activité à son partenaire externe On Duty. En Suisse romande, les coursiers conserveront leur statut de salariés, en raison d’une décision de justice qui impose ce modèle d’emploi.

Pourquoi cette réorganisation ?

Selon Lukas Streich, directeur de Just Eat Suisse, cette transformation ne vise pas principalement à réduire les coûts, mais à adapter le service aux nouvelles habitudes des consommateurs. Les clients souhaitent désormais pouvoir commander à toute heure, y compris un hamburger au milieu de la nuit ou une boisson dans l’après-midi. Le système actuel, avec des horaires fixés deux semaines à l’avance, manque de souplesse. Le dirigeant invoque également les restrictions imposées par la législation suisse sur le travail de nuit pour justifier le recours à d’autres formes d’organisation.

Ce que ça change pour vous

Salariés de Just Eat en Suisse alémanique : Si vous travaillez comme coursier à Zurich, Berne, Bâle, Winterthour ou en Suisse orientale, vous risquez une suppression d’emploi ou un changement de statut vers l’indépendance. Just Eat propose un plan social et la possibilité de continuer comme indépendant, mais sans les protections du statut de salarié (cotisations patronales à l’assurance chômage, AVS, 2e pilier, congés payés). Consultez rapidement votre contrat et les détails du plan social, qui seront précisés dans deux semaines.

Salariés de Just Eat en Suisse romande : Votre statut de salarié est protégé par une décision de justice. Vous ne serez pas affecté par cette réorganisation.

Coursiers au Tessin : Vos emplois seront transférés au partenaire externe On Duty, ce qui peut entraîner des changements de conditions de travail et de rémunération.

Ce qu’il faut surveiller

Les syndicats Unia et Syndicom s’opposent vivement à cette réorganisation. Unia accuse Just Eat de vouloir reproduire le fonctionnement d’Uber Eats, dont les pratiques ont provoqué plusieurs conflits juridiques en Suisse. Le syndicat exige que l’entreprise respecte la législation et la convention collective applicable. Syndicom dénonce un transfert des risques économiques vers les livreurs, affirmant qu’« il n’est pas acceptable qu’une entreprise obtienne des avantages concurrentiels en transférant les risques sur les coursiers et en affaiblissant la protection des travailleurs ».

Attendez les précisions sur l’ampleur des licenciements et les détails du plan social, qui seront communiqués dans environ deux semaines. Si vous êtes concerné, consultez votre syndicat ou un conseiller juridique pour comprendre vos droits et les conditions de transition. La situation en Suisse romande pourrait servir de test légal pour les autres régions si les syndicats engagent des actions en justice.

Questions fréquentes

Suis-je concerné si je travaille chez Just Eat en Suisse romande ?

Non. Une décision de justice impose à Just Eat de maintenir le statut de salarié en Suisse romande. Les coursiers de Genève, Vaud, Valais, Fribourg, Neuchâtel et Jura ne sont pas affectés par cette réorganisation.

Quand connaîtrai-je l'ampleur exacte des licenciements ?

L'entreprise précisera le nombre de suppressions d'emplois dans environ deux semaines, une fois la procédure de consultation terminée. Un plan social sera proposé aux collaborateurs concernés.

Puis-je continuer à travailler pour Just Eat en tant qu'indépendant ?

Oui, Just Eat propose aux salariés licenciés la possibilité de proposer leurs services sous le statut d'indépendant. Cependant, ce statut offre moins de protections : pas de cotisations patronales à l'assurance chômage, AVS ou 2e pilier, et pas de congés payés.

Sources : Le Matin

Publicité

La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

À lire aussi

Tout voir