Suisse : La cinquième semaine de congés payés bientôt accordée à tous les salariés ?
Lecture rapide :
– Motion au Conseil national pour porter le minimum légal à cinq semaines
– 5 semaines et 1 jour en moyenne pour les salariés à temps plein (OFS, 2025)
– Opposition du patronat : +2% du coût du travail
Une motion déposée au Conseil national propose d’élever le minimum légal de congés annuels de quatre à cinq semaines pour tous les salariés et à six semaines pour les jeunes jusqu’à 20 ans. Le texte, porté par le Genevois Daniel Sormanni, sera examiné à la rentrée 2026 et demande au Conseil fédéral de se prononcer.
Contexte: où en est la réalité des congés en Suisse
Selon l’Office fédéral de la statistique, les salariés à temps plein bénéficiaient en moyenne de cinq semaines et un jour de vacances en 2025. Cette moyenne masque de fortes disparités entre branches : l’enseignement, les banques et les assurances dépassent déjà la barre des cinq semaines, tandis que l’agriculture, le nettoyage, la coiffure et la sécurité privée restent proches du minimum légal.
Positions syndicales et patronales sur la cinquième semaine de congés payés
Les syndicats soutiennent la motion, estimant qu’une obligation légale réduirait ces inégalités et améliorerait l’équilibre entre vie privée et professionnelle. Le conseiller national socialiste Jean Tschopp affirme que « passer par la voie légale, c’est garantir une égalité de traitement entre les salariés », citation relayée par 24h.ch.
Le patronat, représenté notamment par l’Union patronale suisse, s’oppose à une réforme contraignante. Il avance qu’une semaine supplémentaire représenterait environ 2 % d’augmentation du coût du travail et préfère laisser la question aux négociations entre partenaires sociaux.
Calendrier et suite parlementaire pour la cinquième semaine de congés payés en 2026
Le Conseil fédéral doit rendre son avis en septembre 2026 avant l’examen parlementaire du texte. Le débat s’inscrit dans une série d’interventions politiques récentes visant à adapter le droit du travail aux réalités observées sur le marché suisse.
La motion met en lumière la tension entre une protection légale accrue souhaitée par une partie de la représentation politique et syndicale, et la crainte d’un surcoût exprimée par le patronat. Détails pratiques tels que le calendrier exact d’entrée en vigueur ou l’impact chiffré par secteur restent non précisés.
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