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Genève : 17,3 % des diplômés en économie sans emploi un an après le master

Un an après leur master en économie, 17,3 % des diplômés de l'Université de Genève sont sans emploi. Le taux a doublé en deux ans à l'échelle nationale.

Jeune diplômé en économie consultant son téléphone pour une recherche d'emploi, dans un environnement universitaire.
Illustration générée par IA — Léman Finance
L’essentiel

  • 17,3 % des diplômés genevois en économie sans emploi un an après le master, contre 8,5 % en moyenne suisse.
  • Taux de chômage doublé en deux ans au niveau national ; Neuchâtel à 16,7 %, Lausanne à 13,7 %.
  • IA et réduction des coûts des entreprises expliquent la pression sur les postes d'entrée.

Un an après l’obtention de leur master en sciences économiques, 17,3 % des diplômés de l’Université de Genève sont toujours sans emploi. C’est la situation la plus difficile de Suisse romande et bien au-delà de la moyenne nationale, selon les données de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Ce taux, qui a doublé en seulement deux ans, remet en question la valeur du diplôme universitaire en économie comme garantie d’insertion professionnelle.

Les chiffres : Genève largement en retard

Les disparités régionales sont frappantes. Selon l’OFS, parmi les personnes ayant obtenu un master en sciences économiques en 2024, 8,5 % n’avaient pas d’emploi un an plus tard en moyenne suisse. Mais ce chiffre cache des écarts énormes :

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UniversitéTaux de chômage
Genève17,3 %
Neuchâtel16,7 %
Lausanne13,7 %
Fribourg12,1 %
Zurich6,4 %
Saint-Gall2,7 %

Genève affiche donc le taux le plus élevé parmi les établissements comparés, soit environ un diplômé sur six sans emploi. Neuchâtel suit de près avec 16,7 %, tandis que Lausanne dépasse largement la moyenne nationale avec 13,7 %.

Pourquoi cette dégradation ?

Plusieurs facteurs expliquent ces difficultés d’insertion. Les entreprises opèrent dans un climat économique incertain et cherchent à réduire leurs coûts. L’intelligence artificielle commence également à remplacer certaines tâches traditionnellement confiées aux jeunes diplômés, notamment dans l’analyse, la comptabilité ou le marketing. Les postes d’entrée dans la vie professionnelle seraient ainsi particulièrement sous pression.

L’Université de Genève reconnaît que cette hausse du chômage doit être prise au sérieux, mais appelle à ne pas tirer de conclusions trop rapides. Selon l’UNIGE, le défi consiste surtout à « renforcer les ponts entre la formation et le monde professionnel ». À Lausanne, la Faculté des HEC organise chaque année un « Career Day » pour mettre ses étudiants en contact avec des entreprises et des start-up locales, tout en renforçant les compétences transversales et la maîtrise des outils numériques.

Ce que ça change pour vous

Jeunes diplômés en économie (Genève, Neuchâtel, Lausanne) : Votre insertion professionnelle prendra probablement plus de temps que prévu. Vous devez anticiper cette réalité dès le début de vos études en développant des compétences numériques solides et en nouant des contacts professionnels via les événements de networking organisés par votre université. Les postes d’entrée se raréfient, notamment en analyse et comptabilité.

Étudiants en économie : Stefan Wolter, économiste de l’éducation, recommande de réfléchir à vos débouchés professionnels dès le début de vos études, et non une fois votre master en poche. Après 25 années de conjoncture favorable, une certaine « inertie » s’est installée : il faut l’anticiper.

Frontaliers français en Suisse : Si vous travaillez en Suisse romande dans le secteur économique ou financier, sachez que la concurrence pour les postes d’entrée s’intensifie. Les entreprises cherchent à réduire les coûts, ce qui peut affecter les embauches de jeunes diplômés.

Ce qu’il faut surveiller

L’Université de Genève et celle de Lausanne renforcent leurs initiatives de mise en contact avec les entreprises. Consultez régulièrement les événements de networking et les programmes de mentorat proposés par votre établissement. L’impact de l’IA sur les postes d’entrée continuera d’évoluer : restez attentif aux nouvelles compétences demandées par le marché. Les universités romandes devront adapter leurs cursus pour mieux préparer les étudiants à cette réalité économique changeante.

Questions fréquentes

Pourquoi Genève est-elle en retard par rapport à Zurich ou Saint-Gall ?

La source ne l'explique pas précisément, mais évoque un climat économique incertain et la pression de l'IA sur les postes d'entrée. Les universités romandes reconnaissent qu'elles doivent renforcer les ponts avec le monde professionnel, ce qui pourrait être un facteur.

Le taux de chômage des diplômés en économie va-t-il continuer à augmenter ?

La source ne le prévoit pas. L'Université de Genève souligne que l'IA transforme le marché du travail, mais « cela ne signifie pas nécessairement une diminution du nombre d'emplois ». De nouveaux métiers pourraient apparaître.

Que puis-je faire si je suis étudiant en économie pour améliorer mes chances ?

Développez vos compétences numériques, participez aux événements de networking organisés par votre université (comme le Career Day à Lausanne), et réfléchissez à vos débouchés professionnels dès le début de vos études, pas une fois votre diplôme en poche.

Sources : 20 minutes

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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