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Valais refuse l’assurance perte de gain maladie pour chômeurs

Le Grand Conseil valaisan a rejeté l'assurance perte de gain maladie obligatoire pour les chômeurs. Contrairement à Genève et Vaud, le Valais ne protègera pas les sans-emploi malades.

Documents d'assurance maladie et factures médicales sur un bureau, symbolisant les préoccupations financières des chômeurs.
Illustration générée par IA — Léman Finance
L’essentiel

  • Le Valais refuse l'APG maladie obligatoire pour chômeurs (66 voix contre 61).
  • Sans assurance privée, chômeurs malades perdent indemnités après 30 jours.
  • Cotisations privées coûtent plusieurs centaines de francs par mois.
  • Genève et Vaud offrent déjà cette couverture, financée sur indemnités chômage.

Le Grand Conseil valaisan a rejeté jeudi matin l’introduction d’une assurance perte de gain (APG) maladie obligatoire pour les chômeurs. Le postulat du PS et du Centre du Valais romand n’a pas convaincu la majorité, qui a voté contre par 66 voix contre 61 et 1 abstention. Le Valais ne suivra donc pas l’exemple de Genève et Vaud, laissant les sans-emploi malades face à un risque de précarité financière.

Les faits et les chiffres

Selon la source, lors d’une perte d’emploi, une personne au chômage perçoit en Suisse l’équivalent de 70 à 80 % de son ancien revenu, selon sa situation familiale. Cependant, si elle tombe malade durant sa période de chômage, elle continue de percevoir ses indemnités durant 30 jours (ou 44 indemnités cumulées). Passé ce délai, sans assurance privée perte de gain maladie, elle ne perçoit plus aucune indemnité.

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Les cotisations pour une assurance privée facultative perte de gain maladie sont très onéreuses, de l’ordre de plusieurs centaines de francs par mois, selon les députés Blaise Carron (PS) et Ludivine Luy (Le Centre du Valais romand). En conséquence, un nombre élevé de bénéficiaires du chômage renoncent à cette assurance. À titre de comparaison, en cas d’accident, les personnes au chômage sont obligatoirement assurées auprès de la Suva.

Le vote s’est déroulé comme suit : 66 voix contre la proposition, 61 voix pour, et 1 abstention. Marco Schnydrig (UDC du Haut-Valais) a évoqué un « grand risque financier pour le canton ». Aurel Schmid (Le Centre du Haut-Valais) a rappelé que Genève et Vaud « étaient des exceptions ».

Le contexte : pourquoi maintenant

Plusieurs cantons romands ont déjà mis en place une couverture spécifique. Selon les primes maladie LAMal 2026 en Suisse romande, Genève et Vaud offrent une assurance perte de gain maladie obligatoire pour les chômeurs. Les cotisations pour son financement sont prélevées directement sur les indemnités chômage, ce qui évite aux sans-emploi de grever leur budget personnel.

Le postulat valaisan visait à offrir une protection similaire aux chômeurs du canton, en garantissant un revenu sans interruption en cas de maladie. Cette assurance aurait limité le risque de sombrer dans la précarité et d’avoir recours à l’aide sociale.

Ce que ça change pour vous

Si vous êtes chômeur en Valais et tombez malade : Vous continuerez de percevoir vos indemnités chômage durant 30 jours maximum. Au-delà, sans assurance privée perte de gain maladie, vous n’aurez plus aucun revenu de remplacement. Pour vous protéger, vous devrez souscrire à une assurance privée, dont les cotisations mensuelles dépassent plusieurs centaines de francs. Le refus du Valais signifie que vous restez exposé à un risque de précarité financière en cas de maladie prolongée.

Si vous êtes en situation de chômage dans les cantons de Genève ou Vaud : Vous bénéficiez déjà d’une couverture obligatoire perte de gain maladie, financée par prélèvement sur vos indemnités chômage. Cette protection vous garantit un revenu sans interruption en cas de maladie, sans surcoût personnel.

Pour les autres cantons romands (Fribourg, Neuchâtel, Jura) : La situation reste similaire au Valais : pas de couverture obligatoire. Les chômeurs doivent s’assurer auprès de compagnies privées s’ils souhaitent une protection perte de gain maladie.

Ce qu’il faut surveiller

Le postulat valaisan est classé, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de suite immédiate. Cependant, le débat parlementaire montre une division au sein du Grand Conseil (66 contre 61), suggérant que la question pourrait être relancée à l’avenir. Les chômeurs valaisans qui souhaitent se protéger contre le risque de perte de revenu en cas de maladie doivent explorer les offres d’assurances privées auprès des compagnies d’assurances. En cas de maladie durant le chômage, il est recommandé de déclarer rapidement la situation à l’office régional de placement (ORP) pour connaître vos droits aux indemnités et aux possibles aides sociales complémentaires.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je suis au chômage et que je tombe malade en Valais ?

Vous percevez vos indemnités chômage durant 30 jours maximum (ou 44 indemnités cumulées). Après ce délai, sans assurance privée perte de gain maladie, vous n'avez plus aucun revenu de remplacement. Pour vous protéger, vous devez souscrire à une assurance privée, dont les cotisations mensuelles dépassent plusieurs centaines de francs.

Pourquoi le Valais a-t-il rejeté cette assurance obligatoire ?

Le Grand Conseil a voté contre par 66 voix contre 61. Les opposants, notamment de l'UDC et du Centre, ont évoqué un « grand risque financier pour le canton » et rappelé que seuls Genève et Vaud avaient mis en place cette couverture. La majorité a refusé de suivre ces cantons.

Comment fonctionne cette assurance en Genève et Vaud ?

Ces cantons offrent une assurance perte de gain maladie obligatoire pour les chômeurs, financée par prélèvement direct sur les indemnités chômage. Cette couverture garantit un revenu sans interruption en cas de maladie, sans surcoût personnel pour le chômeur.

Sources : LFM

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La rédaction de Léman Finance · Genève

Article rédigé à partir des sources indiquées ci-dessus (communiqués officiels, presse romande), avec assistance IA, contrôles automatiques des chiffres et relecture de la rédaction. Signature collective, sans fausse plume.

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