Givaudan déçoit au deuxième trimestre : bénéfice en baisse et recul en Bourse
Lecture rapide :
– Bénéfice net en recul de 19,8% à 475 millions de francs
– Chiffre d’affaires quasi stable: -1,7% à près de 3,8 milliards
– Titre Givaudan chute ~7% en Bourse, pénalisé par le franc et coûts exceptionnels
Givaudan a publié jeudi ses comptes semestriels, affichant un bénéfice net de 475 millions de francs pour la période janvier-juin, en baisse de 19,8% par rapport à l’an dernier. Le groupe a détaillé des charges non récurrentes de 103 millions de francs liées à des frais de restructuration et des provisions pour litiges, qui ont pesé sur le résultat. Le chiffre d’affaires s’est établi à près de 3,8 milliards de francs, soit un recul de 1,7%, mais une hausse de 3,6% hors effets de change et acquisitions, la direction pointant la solidité persistante du franc suisse.
Givaudan voit ses recettes et son bénéfice trimestriels reculer
Les attentes des analystes ont été déjouées: la médiane des prévisions interrogées par AWP tablait sur un bénéfice de 541 millions de francs, bien supérieur au résultat publié. Le groupe, spécialisé dans les parfums, arômes et ingrédients, a souligné que ses ventes restent soutenues localement malgré l’impact des changes. Givaudan fabrique des fragrances pour l’hygiène et la parfumerie fine ainsi que des arômes pour l’alimentation; ces activités expliquent la résilience des ventes hors effets de change.
Performance par division et commentaires d’analystes
La division parfumerie et beauté a progressé de 6,5% hors changes, portée par la parfumerie fine, tandis que la division arômes et ingrédients alimentaires n’a augmenté que de 0,5%. Dans une note, Arben Hasanaj de Vontobel juge le premier semestre «solide dans un environnement volatil», en soulignant une reprise lente du segment arômes.
En Bourse, le titre Givaudan a reculé de 6,98%, atteignant 3’147 francs suisses à 14h43 GMT, alors que l’indice SMI reculait de 0,79%. Les investisseurs, habitués à la régularité de la croissance du groupe, ont sanctionné la déception du bénéfice.
Perspectives et impact des coûts exceptionnels
Outre l’effet du franc, les 103 millions de francs de coûts non récurrents ont été identifiés comme la principale charge affectant le résultat net. Le groupe affirme que, hors ces éléments et hors changes, la dynamique commerciale reste positive, et maintient ses objectifs pour la période. Les résultats illustrent la sensibilité d’un champion suisse aux variations de change et aux charges ponctuelles.
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