Démantèlement d’un réseau de trafic d’armes entre le nord de la France et la Suisse : un policier mis en cause
Lecture rapide :
– Un réseau franco-suisse de trafic d’armes démantelé
– 12 interpellations le 23 juin, 9 mis en examen
– Un policier soupçonné d’avoir facilité le trafic
Le parquet de Lille a annoncé, le 15 juillet, le démantèlement d’un réseau de trafic d’armes reliant la Suisse au nord de la France. Neuf personnes ont été mises en examen, parmi lesquelles un policier.
Opération coordonnée et interpellations le 23 juin
Le coup de filet mené le 23 juin a abouti à l’arrestation de 12 personnes, 10 en France et 2 en Suisse. L’opération a mobilisé les services de police de la Somme, de l’Oise et du Nord, ainsi que les autorités suisses et Europol.
Mises en examen et chefs d’accusation
Neuf suspects ont été mis en examen le 26 juin pour détention, fabrication et commerce sans autorisation, en bande organisée, de matériel de guerre, d’armes, de munitions et de leurs éléments de catégorie A ou B. Ils sont également poursuivis pour participation à une association de malfaiteurs.
L’enquête, ouverte en avril par le parquet de Beauvais, a identifié un réseau structuré majoritairement implanté dans l’Oise et approvisionné depuis la Suisse, avec une distribution sur l’ensemble du territoire national.
Le policier mis en cause et mesures provisoires
Parmi les neuf mis en examen figurent le chef présumé du réseau et un policier, ce dernier étant soupçonné d’avoir facilité le trafic par la consultation de fichiers de police. Ces deux personnes ont été mises en examen pour corruption et pour recel de biens provenant de corruption en sus des autres chefs.
Huit prévenus, dont le fonctionnaire de police, ont été placés en détention provisoire. Le neuvième est placé sous contrôle judiciaire.
Perquisitions, saisies et transfert de compétence
Les perquisitions en France ont permis la saisie de 23 armes à feu, dont plusieurs contrefaites, ainsi que de grenades, de pains d’explosifs et de détonateurs. Les enquêteurs ont par ailleurs saisi plus de 100.000 euros en liquide et 3 véhicules.
Compte tenu de la dimension transfrontalière de l’affaire, le parquet de Beauvais s’est dessaisi au profit de la Juridiction interrégionale spécialisée de Lille, qui centralise désormais les investigations.
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