Emploi américain décevant : paradoxalement, les Bourses grimpent
Lecture rapide :
– Emploi US : perte de 23.000 emplois
– S&P 500 au record à 7’757,64 pts
– Rendement du 10 ans US à 4,65%
Les marchés actions mondiaux ont terminé la séance en hausse après la publication de chiffres de l’emploi américain inférieurs aux attentes. Le rapport officiel fait état d’une perte de 23.000 emplois en juillet, contre une prévision médiane d’environ 83.000 créations, et inclut une révision négative cumulée de 103.000 postes pour mai et juin.
Emploi américain de juillet et impact immédiat sur la Fed
La faiblesse des statistiques a modifié les anticipations des investisseurs sur la politique monétaire de la Réserve fédérale, qui était jusque-là perçue comme fortement concentrée sur la lutte contre l’inflation. Selon Art Hogan de B. Riley Wealth Management, la Fed doit également tenir compte du volet « plein emploi », ce qui réduit la probabilité d’une hausse des taux à court terme.
Réaction des investisseurs et indices américains
Les investisseurs ont accueilli ces données comme favorables aux perspectives de taux. À Wall Street, le S&P 500 a gagné 0,62% et a clôturé à un record de 7’757,64 points, le Dow Jones a progressé de 0,28% et le Nasdaq de 1,30%.
Tensions sur les taux et mouvements obligataires
Les chiffres ont entraîné une détente sur le marché obligataire américain. Le rendement du bon du Trésor à dix ans était autour de 4,65% contre 4,68% la veille, tandis que le rendement à deux ans, plus sensible à la conjoncture, s’inscrivait à 4,20% contre 4,25%.
Effets en Europe et sur les devises
Les places européennes ont suivi la tendance haussière : Paris a terminé à 8’714,93 pts (+0,17%), Francfort à 26’319,45 pts (+0,69%) et Milan à 53’717,19 pts (+0,06%). Le rendement du Bund à dix ans s’établissait autour de 3,12%, et le rendement français à 3,90%.
Sur le marché des changes, le dollar reculait face à l’euro, à environ 1,1557 USD pour 1 EUR, enregistrant une baisse d’environ 0,29%. Le pétrole affichait une légère hausse à l’annonce des chiffres.
Patrick O’Hare, de Briefing.com, résume la lecture du marché : si ces données « ne sont pas bonnes d’un point de vue économique », elles allègent les pressions sur une nouvelle remontée rapide des taux, facteur interprété positivement par les actions.
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