Top 8 des villes françaises où les habitants épargnent le plus : découvrez pourquoi la n°1 n’est pas Paris
Lecture rapide :
– Versailles en tête, pas Paris
– Épargne médiane : Versailles > 52 000 €
– Sources : Banque de France et INSEE
L’étude, basée sur les encours d’épargne réglementée et les patrimoines financiers des ménages fournis par la Banque de France et l’INSEE, montre que les grandes métropoles ne dominent pas systématiquement le classement de l’épargne. Plusieurs villes moyennes devancent la capitale en matière d’épargne médiane par ménage, souvent pour des raisons structurelles liées au foncier et à l’héritage.
En bas de ce palmarès apparaissent des surprises. Annecy figure en 8e position, avec une épargne médiane d’environ 34 200 € par ménage, portée par la présence de frontaliers travaillant à Genève. Lyon occupe la 7e place, autour de 35 000 €, un niveau soutenu par un tissu économique diversifié et un coût du logement moins écrasant que celui de Paris. Bordeaux est 6e avec près de 36 500 €, bénéficiant des capitaux libérés par des ventes de biens en Île-de-France après l’arrivée de la LGV.
Villes françaises où l’épargne médiane dépasse les grandes métropoles
Nantes se place en 5e position avec une épargne médiane d’environ 38 000 € par ménage. La ville combine un marché de l’emploi solide dans l’aéronautique et le numérique, un taux de chômage bas et un coût de la vie relativement contenu, ce qui laisse davantage de marge pour épargner.
Paris n’arrive qu’en 4e position, autour de 39 500 € par ménage. Malgré des revenus souvent supérieurs, le coût du logement — un loyer moyen dépassant 28 € le m² et des dépenses courantes supérieures de 15 à 20 % à la moyenne nationale — grève fortement la capacité d’épargne.
Le podium : villes où l’effet patrimoine joue à plein
Rennes décroche la 3e place avec une épargne médiane d’environ 41 000 €. La capitale bretonne combine un taux de pauvreté inférieur à la moyenne et une forte tradition d’utilisation de produits d’épargne, notamment l’assurance-vie.
Strasbourg arrive 2e, autour de 43 000 € par ménage. Le régime local de protection sociale et la proximité de l’Allemagne et de la Suisse favorisent des charges plus faibles pour certains postes et ouvrent des opportunités transfrontalières qui renforcent l’épargne.
La première place revient à Versailles, avec une épargne médiane estimée à plus de 52 000 € par ménage. Le département des Yvelines affiche un revenu médian élevé et une forte proportion de propriétaires ayant remboursé leurs crédits, ce qui libère une capacité d’épargne importante. Le rôle des successions, plus élevées dans cette zone selon les notaires, renforce cet effet patrimonial et alimente ce que les économistes qualifient d’un phénomène cumulatif de transmission de patrimoine.
Le classement illustre une logique claire : gagner davantage n’est pas automatiquement synonyme d’épargner davantage. Le coût du logement et la transmission patrimoniale expliquent en grande partie les écarts territoriaux observés.
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