Comment la Suisse s’est imposée comme un leader mondial de la deep tech
Lecture rapide :
– 63 % du capital-risque suisse va à la deep tech, premier mondial
– 2,6 milliards de dollars levés par les startups en 2025
– Une startup sur quatre suisse travaille dans l’intelligence artificielle
La Suisse a réussi à se hisser parmi les poids lourds mondiaux de la deep tech malgré sa modeste taille. Le Swiss Deep Tech Report 2026, présenté à VivaTech Paris, révèle que 63 % du capital-risque dans le pays est désormais affecté à ces technologies de rupture, devançant la Chine (56 %) et les États-Unis (54 %). L’investissement par habitant atteint 1 470 dollars, un record européen dépassé seulement par Israël et les États-Unis.
Des universités au cœur de l’innovation deep tech en Suisse
L’ETH Zurich et l’EPFL Lausanne dominent la scène européenne grâce à leur excellence dans la création de spin-offs deep tech. Ces deux institutions renforcent leur avance depuis 2023, contribuant à la multiplication par cinq des financements en dix ans, avec un record de 2,6 milliards de dollars levés en 2025. Leurs liens étroits avec les industries de pointe favorisent le transfert technologique et l’émergence de startups capables d’exporter leurs innovations.
L’intelligence artificielle, moteur principal de l’écosystème
La progression de l’intelligence artificielle au sein de l’écosystème suisse est frappante. Une nouvelle startup deep tech sur quatre se consacre à l’IA ou au machine learning, un chiffre qui a plus que doublé récemment. La Suisse possède la plus forte densité de chercheurs en IA au monde, deux fois supérieure à celle des États-Unis ou du Royaume-Uni, selon le rapport.
La robotique, un secteur en forte croissance
Depuis 2020, la Suisse a créé 3,5 fois plus de startups robotiques financées par capital-risque par habitant que les États-Unis et cinq fois plus que le Royaume-Uni. Cette dynamique s’appuie sur un héritage solide dans les capteurs de précision, la microélectronique et le calcul avancé, positionnant le pays comme une plaque tournante pour la robotique innovante.
Une stratégie nationale mêlant recherche et capital privé
La Suisse adopte un modèle singulier fondé sur une concentration intense de recherche scientifique et un transfert technologique efficace. Ce système attire une part record de capital-risque vers les deep tech, contribuant à l’essor de plus de 1 500 startups au sein de l’Alpine Tech Cluster. Cette synergie conforte la Suisse comme un centre mondial où l’innovation s’accélère malgré un contexte européen souvent plus modéré.
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