Le Brent sur le point de chuter de 8 % cette semaine amid tensions entre Israël et le Hezbollah
Le Brent est en passe d’enregistrer une baisse hebdomadaire d’environ 8 % après l’accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hezbollah et la reprise partielle des livraisons via le détroit d’Ormuz. Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de manière limitée vendredi mais restent orientés à la baisse avec des fluctuations liées à la reprise des flux et à l’annonce d’un protocole numérique entre Washington et Téhéran.
Réaction immédiate des marchés et cours du pétrole
Les contrats Brent ont été cotés autour de 80,51 dollars le baril tandis que le WTI atteignait 77,54 dollars, sur des volumes réduits en raison d’un jour férié aux États-Unis. Les données de MarineTraffic indiquent qu’au moins quatre pétroliers ont traversé le détroit d’Ormuz en direction de ports irakiens, signe d’un redémarrage opérationnel.
Les producteurs du Golfe se préparent à augmenter les exportations malgré des conditions posées par Téhéran pour l’usage de la voie navigable. Cette dynamique a déjà entraîné une pression baissière sur les prix et un réalignement des anticipations de marché.
Offre disponible, levée des contraintes et prévisions
Les analystes estiment que l’accord pourrait libérer plus de 85 millions de barils bloqués dans la région et inclut la levée progressive des sanctions américaines sur le pétrole iranien. Les institutions financières ajustent leurs scénarios, Citi attribuant une probabilité de 60 percent à une normalisation durable et visant un Brent entre 60 et 65 dollars le baril d’ici début 2027.
Commerzbank a abaissé sa prévision à 80 dollars le baril d’ici la fin de l’année, anticipant une reprise progressive de l’offre. L’OPEP prévoit une hausse de la demande à 113,3 millions de barils par jour en 2030, ce qui maintient un horizon de demande soutenue.
Impacts pour les acteurs suisses et européens
Les importateurs et raffineries suisses surveillent les évolutions pour ajuster approvisionnements et stocks. La société fictive Société Romande de Raffinage illustre ces arbitrages, en programmant une augmentation de ses achats à terme pour reconstituer des stocks stratégiques.
Sur le plan réglementaire, la Confédération suit les discussions entre Washington et Téhéran et coordonne avec l’Union européenne des mesures sur la sécurité des approvisionnements. Les contraintes techniques liées à la remise en service des flux et les délais de levée des sanctions constituent des risques majeurs pour la visibilité des entreprises. Insight final la chronologie et les conditions de mise en oeuvre détermineront l’ampleur réelle de la baisse des prix.