Investissement en cryptomonnaies : Méfiez-vous des risques cachés sur votre plateforme de trading
Lecture rapide :
– MiCA menace près de la moitié des plateformes crypto en France
– ~50 sites risquent de devoir fermer d’ici le 1er juillet 2026
– L’AMF prévoit une liste noire et des poursuites pour les opérateurs non agréés
La mise en œuvre du règlement européen MiCA met en difficulté de nombreuses plateformes de cryptomonnaies actives en France. Voté en décembre 2024, ce texte impose aux échanges opérant dans l’Union européenne d’obtenir un permis européen pour continuer leurs activités.
Risques liés aux plateformes de trading crypto en France et chiffres clés
Sur les 75 entreprises enregistrées sous l’ancien cadre PSAN en France, seulement 18 ont obtenu à ce jour le titre européen délivré par l’AMF. Parmi elles figurent Deblock, Go In, Caceis Investor Services, Bitstack, Metal Gear, CoinShares, Fintek, Relai, Forge, Banque Delubac & Cie, Cometh, Fipto, Hexarq, Swiss Borg, Circle, Doskoin, Coinshouse, Qwarks et PayTop.
Le retard des autres acteurs crée un risque opérationnel direct pour leurs clients : fermeture ordonnée, transfert forcé d’actifs ou recherche d’un repreneur. Ces conséquences pèsent sur la capacité des utilisateurs à accéder à leurs avoirs à court terme.
Compte à rebours vers l’échéance MiCA
La période de tolérance qui permettait aux acteurs déjà en place d’opérer sans permis européen prend fin le 1er juillet 2026. Selon l’AMF, « de taille modeste vont probablement devoir cesser leur activité de manière ordonnée », formule employée par Stéphane Pontoizeau, directeur de la supervision des intermédiaires.
Le non-respect des échéances exposera les sociétés à des mesures administratives et éventuellement pénales si elles persistent à exercer sans autorisation.
L’AMF exige des plateformes qu’elles stoppent l’accueil de nouveaux clients et informent leurs utilisateurs en cas de fermeture imminente. La transmission d’informations et la gestion des rachats d’actifs sont au cœur du processus ordonné décrit par le régulateur.
Conséquences pour les utilisateurs et réponses attendues
Les plateformes sans permis européen seront inscrites sur une liste noire et pourront faire l’objet de poursuites si elles continuent leurs activités. Les opérateurs concernés devront refuser de nouveaux clients et avertir leurs utilisateurs afin qu’ils déplacent leurs actifs vers des plateformes agréées, sauf si un repreneur accepte de maintenir l’activité.
Pour les clients de ces structures, le risque immédiat est la difficulté d’accès aux fonds et la nécessité d’un transfert technique vers une autre plateforme agréée. Les démarches administratives et le délai d’un repreneur peuvent complexifier ces opérations.
Vu par lemanfinance sur : Midi Libre