Explorer l’avenir : les stars européennes de l’IA à surveiller en 2026, au-delà de Nvidia
En 2026, des entreprises européennes spécialisées dans l’infrastructure de l’intelligence artificielle affichent des progressions boursières exceptionnelles, portées par la photonique, les substrats, les serveurs et les équipements de test. La hausse la plus spectaculaire concerne Sivers Semiconductors (+2 245,93 %), suivie de Soitec (+559,98 %), 2CRSi (+410,03 %) et AT&S (+366,46 %).
Stars européennes de l’IA à surveiller en 2026 : photonique, substrats et serveurs
Les gains boursiers sont corrélés à des carnets de commandes orientés IA et à des partenariats industriels. Sivers a vu son carnet augmenter de 77 % pour dépasser 530 millions de dollars. STMicroelectronics, dont le siège est en Suisse, a signé un contrat pluriannuel avec Amazon Web Services visant plusieurs milliards de dollars de fourniture d’infrastructures de calcul.
Contexte réglementaire et position suisse face à l’AI Act européen
L’Union européenne applique l’AI Act qui structure les obligations de conformité pour les systèmes à risque élevé. La Suisse n’est pas partie prenante de ce texte mais suit de près son développement via des consultations et des adaptations de son cadre, notamment les interventions du Contrôle fédéral de la protection des données. Les entreprises suisses surveillent la convergence réglementaire pour maintenir l’accès au marché européen.
Conséquences opérationnelles et économiques pour les acteurs
Les fournisseurs de composants optiques et de substrats voient la demande anticipée se traduire en valorisation, malgré des résultats opérationnels parfois déficitaires. AIXTRON enregistre une chute du chiffre d’affaires au trimestre mais reste valorisée sur les perspectives photonique. Les investisseurs parient sur la conversion des commandes en revenus effectifs.
Contraintes techniques, souveraineté et acteurs impliqués
Les contraintes couvrent l’intégration photonique, la validation des puces par des testeurs comme Technoprobe, et les solutions de refroidissement développées par 2CRSi. La dépendance aux fonderies non-européennes et les contrôles à l’export imposés par les États-Unis constituent un risque structurel. Les universités EPFL et ETH Zurich sont mobilisées pour accélérer la montée en compétence, tandis que des fournisseurs comme Nokia renforcent leur offre réseau après des accords industriels.