L’Europe plongée dans l’incertitude face à la montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran
Lecture rapide :
– Marchés européens en repli après une nouvelle escalade au Moyen‑Orient
– Le Brent franchit 86,71 USD, l’Ormuz au cœur du bras de fer
– Inflation zone euro confirmée à 2,8% en juin
Les Bourses européennes ont fini la semaine majoritairement en baisse, affectées par une montée soudaine des tensions entre les États‑Unis et l’Iran. À l’exception de Londres (+0,27%), les principales places européennes ont cédé du terrain sous l’effet de l’intensification des frappes et des risques pour les flux d’énergie.
Le conflit a également pesé sur Wall Street en séance tardive : le Dow Jones perdait 0,19% et le Nasdaq reculait de 1,42%, traduisant une aversion au risque sur les marchés mondiaux.
L’Europe vue prudente dans un contexte d’incertitude géopolitique
Le CAC 40 a reculé de 0,47% pour clôturer à 8’338,81 points, marquant une deuxième séance consécutive de baisse. Sur la semaine, l’indice parisien finit proche de l’équilibre, avec un gain de 0,01%.
Francfort et Amsterdam ont lâché respectivement 0,35% et 0,94%, soulignant une faiblesse généralisée en Europe face à l’incertitude géopolitique.
Escalade militaire au Qatar et menace sur le détroit d’Ormuz
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué des frappes visant des systèmes radar et des avions américains au Qatar, qualifiées de représailles. Les États‑Unis ont pour leur part mené des bombardements sur le territoire iranien pour la sixième nuit consécutive, des attaques qui, selon l’agence officielle Irna, ont fait 8 morts et 20 blessés.
La France a appelé ses ressortissants au Qatar à la plus grande vigilance, rappelant que le protocole d’accord signé le 17 juin n’a pas stabilisé la situation. Téhéran conditionne la réouverture du détroit d’Ormuz à l’arrêt des opérations militaires américaines, augmentant ainsi le risque d’une perturbation durable du trafic pétrolier.
Prix de l’énergie et réactions des investisseurs
Le pétrole a réagi immédiatement : le Brent progressait de 2,18% à 86,71 USD et le WTI gagnait 2,22% à 81,51 USD en fin de séance, reflétant les craintes sur l’approvisionnement via l’Ormuz.
L’asset manager LBP AM estime que l’accord de cessez‑le‑feu semble oublié et que le protocole sur la réouverture d’Ormuz paraît désormais caduc, évoquant une impasse politique où ni Téhéran ni Washington ne dégagent de sortie claire.
Entreprises : ADP, Burberry, TotalEnergies et Saab sous la loupe
ADP a lâché 1,66% après avoir abaissé sa prévision de croissance du trafic pour 2026 à environ 0,5% contre 1,5–2,5% auparavant, suite à un mois de juin décevant (-1,4%), ce qui alimente des craintes sur les objectifs financiers.
Burberry a subi la plus forte baisse du FTSE 100 (-6,27%), expliquée par des prises de bénéfices et une valorisation jugée élevée (PER estimé 26 fois pour 2027). À l’inverse, TotalEnergies (+1,32%) a bénéficié d’avis contrastés d’établissements financiers, UBS se montrant prudent et Bank of America plus optimiste.
Saab a bondi d’environ 10% à Stockholm après un deuxième trimestre marqué par un résultat net part du groupe à 2,14 MdsSEK (+40% sur un an) et un chiffre d’affaires à 25,45 MdsSEK (+29%), supérieurs aux attentes du consensus.
Inflation en zone euro : une accalmie confirmée
Eurostat confirme en deuxième lecture une baisse du taux d’inflation annuel à 2,8% en juin dans la zone euro, après 3,2% en mai. Pour l’ensemble de l’UE, l’inflation s’établit à 2,9% en juin, contre 3,3% en mai.
Les principaux contributeurs restent les services (1,51 point), l’énergie (0,77 point), l’alimentation, l’alcool et le tabac (0,29 point) et les biens industriels non énergétiques (0,18 point), selon la ventilation publiée par Eurostat.
Vu par lemanfinance sur : Google News