Conflits en Iran et au Liban : Téhéran reporte la signature d’un accord ce week-end
Lecture rapide :
– Téhéran reporte la signature, Washington maintient la date
– 14 juin : Donald Trump annonce une signature le jour de son anniversaire
– Détroit d’Ormuz, Liban et reconstruction figurent dans le projet
Les autorités iraniennes ont indiqué qu’aucune signature n’aurait lieu ce week-end et qu’il faudrait attendre « les prochains jours« , selon des médias. De son côté, Donald Trump a affirmé que les États-Unis signeraient un texte le 14 juin, date qu’il a annoncée malgré la réticence iranienne.
Une délégation diplomatique du Qatar s’est rendue à Téhéran dans la matinée pour tenter d’accélérer la finalisation du texte, rapporte CNN, repris par plusieurs agences. L’Iran avait transmis via la médiation qatarie son propre projet d’accord plus tôt dans la semaine.
Conflits en Iran et au Liban : contenu possible de l’accord
Selon l’agence Mehr News, le projet prévoit une cessation des combats sur tous les fronts, y compris au Liban, la réouverture du détroit d’Ormuz et un plan de reconstruction porté par Washington et ses alliés. Le texte exigerait également de l’Iran un engagement à ne pas produire d’armes nucléaires. Les modalités précises sur la levée des sanctions et le dégel des avoirs sont non précisées.
Téhéran reporte la signature ce week-end : opposition et pressions internes
Des figures ultraconservatrices iraniennes ont publiquement critiqué le projet. Mahmoud Nabavian a dénoncé à la télévision un texte qui ferait, selon lui, de l’Iran une «colonie» et exigerait des restrictions sur l’enrichissement d’uranium civil.
Des manifestations réclament la démission des négociateurs Abbas Araghchi et Mohammad Bagher Ghalibaf, accusés de trahison par certains opposants. Plusieurs médias proches du pouvoir, dont le journal Javan, ont appelé à l’unité en rappelant les consignes du nouveau Guide, Mojtaba Khamenei, selon les mêmes sources.
Liban et détroit d’Ormuz : enjeux militaires et économiques
Sur le terrain, l’armée israélienne poursuit son avancée dans le sud du Liban et se heurte au Hezbollah, alors que Téhéran affirme que le Liban fait partie de l’accord en discussion. Les combats au Liban figurent donc au cœur des négociations autour d’un cessez-le-feu régional.
Le détroit d’Ormuz, fermé par Téhéran au début du conflit, pourrait être rouvert en vertu de l’accord. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué qu’une déclaration sur le contrôle futur du détroit serait publiée «prochainement» et qu’il n’y aurait plus de péages mais des «frais de service» pour le transit.
Le conflit a débuté le 28 février 2026 avec des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël visant l’Iran, suivies d’une riposte iranienne et d’une contagion au Liban, rappelle le contexte des négociations. L’issue du processus de médiation qatarie reste conditionnée au règlement des points sensibles: levée des sanctions, garanties nucléaires et modalités de sécurité régionales.
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