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June 6, 2026
Nouveaux tarifs douaniers américains : l’UE et de nombreux pays pointés du doigt pour le travail forcé
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Nouveaux tarifs douaniers américains : l’UE et de nombreux pays pointés du doigt pour le travail forcé

Juin 6, 2026

Lecture rapide :
Washington propose des surtaxes pour lutter contre le travail forcé
10% ou 12,5% sur les importations de 60 économies
– Accord UE‑États‑Unis récent plafonne certains droits à 15%

L’administration américaine a annoncé une proposition visant à appliquer des droits de douane supplémentaires sur des importations jugées liées au travail forcé. La mesure, présentée par le représentant américain au Commerce, s’appuie sur un rapport de l’USTR qui identifie des lacunes dans l’interdiction et l’application des restrictions chez plusieurs partenaires commerciaux.

Nouveaux tarifs douaniers américains et la lutte contre le travail forcé

Selon la proposition présentée mardi, Washington souhaite imposer des surtaxes de 12,5% à 54 économies jugées inactives pour interdire l’importation de biens issus du travail forcé. Le rapport de l’USTR définit ce type de travail comme une activité exigée « sous la menace d’une peine » et non exécutée volontairement.

Pays visés et taux proposés

Parmi les pays cités pour un droit supplémentaire de 12,5% figurent le Royaume‑Uni, la Norvège, la Suisse, le Japon, l’Inde, Israël, le Qatar et l’Arabie saoudite. Une seconde catégorie de six économies — le Canada, l’Union européenne, l’Équateur, l’Indonésie, le Mexique et le Pakistan — se verrait appliquer un surcroît de droits de 10%, l’administration estimant que ces pays ne mettent pas efficacement en œuvre des restrictions déjà existantes.

Le représentant au Commerce, Jamieson Greer, a qualifié d’« inacceptable » l’inaction des principaux partenaires des États‑Unis et a relié cette position à une concurrence « inégale » pesant sur les travailleurs américains.

Conséquences diplomatiques et réponses des partenaires

La proposition intervient peu après un accord conclu entre l’Union européenne et les États‑Unis visant à plafonner certains droits à 15% sur la plupart des exportations européennes. Plusieurs capitales, déjà exposées à des hausses tarifaires antérieures depuis le retour de Donald Trump, pourraient voir la relation commerciale se tendre à nouveau.

La Maison‑Blanche a récemment entamé des échanges élargis avec la Chine sur l’accès au marché et l’investissement, tandis que Washington a aussi ciblé le Brésil avec une proposition distincte de droits de 25% pour des pratiques commerciales jugées déraisonnables. Ces annonces multiplient les points de friction avec des partenaires clés.

Procédure juridique et calendrier

Les nouvelles taxes ne sont pas immédiates : elles seront soumises à une consultation publique et à un examen. L’enquête s’appuie sur la section 301 du Trade Act de 1974, mécanisme qui permet d’envisager le maintien de droits après l’annulation précédente fondée sur l’IEEPA par la Cour suprême en février.

Les droits temporaires instaurés antérieurement arrivent à expiration le 24 juillet, selon l’administration. Washington a par ailleurs indiqué son intention de faire appel d’une décision judiciaire ouvrant la possibilité de remboursements pour les entreprises ayant payé des droits sous l’ancien dispositif.

Vu par lemanfinance sur : euronews

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David Marchand

Trader indépendant et spécialiste des cryptomonnaies. Il vulgarise l’univers du trading et des investissements alternatifs pour un public curieux et en quête d’opportunités rentables.

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