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February 14, 2026
Sciences de la vie : la Suisse doit intensifier son engagement
Investissement

Sciences de la vie : la Suisse doit intensifier son engagement

Jan 13, 2026

Lecture rapide :
– La Suisse doit intensifier son engagement dans les sciences de la vie
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– Un groupe de travail rendra son rapport d’ici à la fin de 2026

La Suisse profite depuis des années de la croissance des sciences de la vie grâce à son avance en innovation, mais des mutations économiques mondiales exigent une réaction. Annette Luther, présidente de Scienceindustries, souligne que les leviers restent les mêmes : renforcer l’innovation, attirer les talents et sécuriser l’insertion internationale.

La Suisse a besoin d’une stratégie pour les sciences de la vie

De nombreux pays mettent en place des mesures ciblées pour améliorer leur attractivité dans les life sciences, rappelle le constat partagé par les acteurs du secteur. «Un cadre libéral est essentiel, mais ne suffit plus», affirme Annette Luther, appelant à une stratégie claire plutôt qu’à une simple attente.

Un groupe de travail pour assurer les meilleures conditions-cadres

Le groupe de travail a tenu sa première séance le lundi 12 janvier et doit rendre un rapport à leur attention d’ici à la fin de 2026. Son mandat consiste à analyser les conditions-cadres actuelles pour le développement des sciences de la vie et de l’industrie pharmaceutique.

Il examinera de manière globale les facteurs qui influencent la place économique suisse : accès au marché, infrastructures, environnement entrepreneurial, recherche, offre de talents et cadre réglementaire. Ce travail doit fournir une base factuelle pour orienter les décisions publiques et privées.

Accès aux marchés, énergie et talents: leviers pour le cluster suisse

Annette Luther insiste sur la nécessité d’un accès fiable au marché européen, d’une énergie compétitive et d’autorisations de travail rapides pour retenir les investisseurs. Les industries concernées génèrent plus de la moitié des exportations suisses, ce qui relie directement ces questions à la compétitivité nationale.

La présidente de Scienceindustries évoque les droits de douane américains comme rappel brutal de la vitesse des chocs internationaux et plaide pour le renforcement des partenariats avec l’UE et les États-Unis, ainsi que pour une recherche fortement interconnectée.

Bilatérales III et participation à Horizon : stabiliser la compétitivité

Selon Annette Luther, les Bilatérales III sont indispensables pour stabiliser la place économique suisse. L’accord de reconnaissance mutuelle (MRA) évite des doubles contrôles et limite les coûts ; la libre circulation des personnes facilite l’accès aux talents.

La participation pleine à Horizon est jugée essentielle : les restrictions récentes ont affaibli la capacité d’innovation et inquiété la relève. «Un accord sur l’électricité réduit les risques, renforce la prévisibilité et améliore notre compétitivité internationale.»

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David Marchand

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