Cité centre, Genève
June 26, 2026
Un parti suisse s’oppose à l’Eurovision, dénonçant une prétendue tolérance envers le satanisme et l’occultisme
Suisse Romande

Un parti suisse s’oppose à l’Eurovision, dénonçant une prétendue tolérance envers le satanisme et l’occultisme

Juin 26, 2026

Lecture rapide :
Un petit parti suisse conteste le financement public de l’Eurovision
Crédits évoqués: 20 millions à Zurich, 35 millions évoqués pour Bâle
L’UDF dénonce une prétendue tolérance au satanisme et à l’occultisme

Après la victoire de Nemo à l’Eurovision 2024, plusieurs villes suisses briguent l’organisation de la 69e édition. Zurich, Genève, Bâle et Berne (en collaboration avec Bienne) sont en lice et la décision de la SSR doit intervenir d’ici fin août. La compétition locale se teinte toutefois d’une forte controverse politique autour des financements.

L’UDF et l’opposition au financement de l’Eurovision en Suisse

L’Union démocratique fédérale (UDF), parti suisse défendant des «valeurs chrétiennes», a annoncé son opposition aux crédits que pourraient accorder les villes candidates. Samuel Kullmann, responsable des activités politiques du parti, a déclaré aux médias alémaniques que le concours «célèbre ou tolère le satanisme et l’occultisme», prenant pour exemple la tenue cornes portée par l’artiste irlandais à Malmö. Le parti a déjà une histoire de critiques envers le concours, selon les archives de la presse nationale.

Référendums locaux et montants en jeu

En Suisse, le système de démocratie semi-directe permet de lancer des référendums locaux si le nombre de signatures requis est atteint. Les sections locales de l’UDF à Zurich et Berne ont déjà engagé des démarches pour déposer des référendums, selon la RTS. La crainte porte sur le coût pour les contribuables et le risque d’agitation politique autour du spectacle.

Sur le plan financier, Zurich a approuvé un crédit de 20 millions de francs au début juillet au cas où elle obtiendrait l’organisation. Des montants supérieurs, de l’ordre de 35 millions de francs, sont évoqués dans les débats autour de Bâle, ce qui alimente la critique des partis et des médias sur l’utilisation des fonds publics. La direction de la SSR a reconnu que les obligations liées aux référendums compliquent la planification des engagements financiers.

Réactions des villes candidates et enjeux culturels

Les réactions varient selon les cantons. Des élus de l’UDC ont exprimé leurs réserves, tandis que les sections genevoise et bâloise du même parti ont affiché leur enthousiasme, soulignant les retombées économiques possibles. Les autorités municipales rappellent que l’accueil de l’Eurovision implique des contributions des sociétés membres de l’Union européenne de radio-télévision, notamment pour les frais de sécurité.

La controverse s’inscrit aussi dans un débat culturel plus large: pour ses détracteurs, l’événement est trop politique ou provocant; pour ses partisans, il représente une opportunité de promotion touristique et culturelle. Le journal Le Temps rappelle que l’UDF avait déjà mené une pétition en 2007 contre une chanson jugée « satanique », signe de la récurrence de ces tensions.

Le choix de la ville hôte et l’éventuelle tenue de référendums locaux restent des éléments déterminants pour la suite des préparatifs. Les autorités de diffusion et les municipalités doivent composer avec l’équation financière, les réactions des médias et la sensibilité culturelle des citoyens.

Vu par lemanfinance sur : BFMTV.com

Avatar photo
About Author

David Marchand

Trader indépendant et spécialiste des cryptomonnaies. Il vulgarise l’univers du trading et des investissements alternatifs pour un public curieux et en quête d’opportunités rentables.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L’essentiel de l’actualité finance autour du Léman 📈 Marchés, économie, investissements et crypto. 👉 Suivre l’actualité 🔔 Non