Hantavirus en direct : un second cas confirmé à bord du navire de croisière
Lecture rapide :
– Deux cas confirmés d’hantavirus à bord du MV Hondius
– Trois décès liés à l’infection, cinq cas confirmés au total
– Le navire se dirige vers Tenerife pour évacuation des passagers
Le navire de croisière MV Hondius, au centre d’une alerte sanitaire depuis la confirmation d’un foyer d’hantavirus à son bord, a vu un deuxième cas confirmé. L’hôpital LUMC de Leiden aux Pays-Bas, qui prend en charge le patient, a officialisé jeudi sa positivité au virus. Précédemment, plusieurs passagers contaminés avaient été évacués, dont trois sont décédés, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La majorité des passagers restent confinés sur le bateau qui a quitté le Cap-Vert en direction de l’archipel des Canaries.
Situation sanitaire à bord : mesures et évacuations en cours
Trois passagers infectés ont été évacués par avions médicaux vers les Pays-Bas cette semaine. Le deuxième patient testé positif a été admis dans un service spécialisé en maladies infectieuses graves. Tous les autres passagers symptomatiques ont désormais été pris en charge, et “plus aucune personne n’a de symptômes à bord” selon Oceanwide Expeditions, l’exploitant du navire. Malgré l’angoisse, les cinq Français à bord ne présentent pas de signes inquiétants.
Coordination internationale et gestion du risque
L’OMS salue la coopération avec plusieurs pays, y compris les États-Unis malgré leur retrait récent de l’agence onusienne. Au total, cinq cas ont été confirmés parmi huit suspects, et trois décès enregistrés. En parallèle, l’Argentine prépare l’envoi d’experts à Ushuaïa, port de départ du navire, pour étudier la présence du virus chez les rongeurs locaux. Un stock de 2 500 kits de dépistage a été distribué à cinq pays afin de faciliter la surveillance.
Risques étendus et perspectives selon l’OMS
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé que la situation ne correspond ni à une épidémie ni à une pandémie mais reste “un signal important” pour la recherche sur les agents pathogènes comme le hantavirus. La maladie se caractérise par une période d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines, ce qui rend possibles de futures contaminations liées à ce foyer à bord du MV Hondius et parmi les passagers ayant débarqué sur l’île de Sainte-Hélène lors d’une escale.
Mesures de santé publique et confiné à Tenerife
Le MV Hondius n’accostera pas à Tenerife mais mouillera au large afin d’éviter toute contamination sur le sol espagnol. L’évacuation des 147 passagers est prévue dans les prochains jours à bord de moyens sanitaires. Plusieurs passagers ayant débarqué à Sainte-Hélène ont été repérés dans 12 pays, incluant la Suisse, et placés sous surveillance accrue. Huit Français identifiés comme contacts ont fait l’objet de mesures d’isolement et de dépistage.
La Commission européenne maintient que le risque pour les Européens reste faible, tandis que les États-Unis estiment le risque d’infection “extrêmement faible”, assurant un suivi rigoureux des ressortissants ayant été en contact avec le navire. La prudence demeure toutefois de rigueur dans la prise en charge des cas suspects et confirmés dans les zones concernées.
Vu par lemanfinance sur : Google News