Cité centre, Genève
July 20, 2026
Fin de vie en 2025 : quelle proportion de Français a choisi l’euthanasie ou le suicide assisté ?
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Fin de vie en 2025 : quelle proportion de Français a choisi l’euthanasie ou le suicide assisté ?

Juil 19, 2026

Lecture rapide :
– Point clé : 158 Français ont eu recours à l’aide à mourir à l’étranger en 2025
– Chiffre : 110 en Belgique, 48 en Suisse
– Information : vote définitif de l’Assemblée nationale 291 contre 241

En 2025, 158 patients français ont déjà choisi l’euthanasie ou le suicide assisté dans des pays voisins où ces pratiques sont autorisées, selon le décompte publié par la presse et les bilans officiels. Ce total combine les cas enregistrés en Belgique et en Suisse et est présenté comme en hausse, tout en étant probablement sous‑estimé.

Euthanasie en Belgique : 110 Français en 2025

Le bilan de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation (CFCE) indique que 110 patients français ont eu recours à l’euthanasie en Belgique en 2025, contre 106 en 2024 et 101 en 2023. La progression apparente appelle à la prudence car la déclaration du pays de résidence par les médecins n’est devenue obligatoire qu’au printemps 2024, ce qui peut fausser la comparaison historique.

Les données de la CFCE montrent que les Français forment la majorité des non‑résidents concernés : sur 120 dossiers enregistrés pour des patients étrangers, 88% indiquaient la nationalité française. Le facteur géographique et la langue wallonne expliquent en partie cette concentration, tandis que des coûts médicaux remboursables sont entrés en vigueur fin 2025 pour certains actes, le prix de l’administration létale étant mentionné à environ 180 euros.

Suicide assisté en Suisse : 48 Français en 2025

Selon l’association Dignitas, 48 Français se sont rendus en Suisse pour un suicide assisté en 2025, alors que d’autres associations suisses ne publient pas de chiffres. Le recours des ressortissants français à la Suisse a augmenté au fil des décennies, avec 2 cas signalés en 2001, 15 en 2011 et un pic à 57 en 2024.

La Suisse n’autorise que le suicide assisté et non l’euthanasie : le geste létal doit être accompli par le patient lui‑même. Contrairement au projet de loi français adopté par les députés, les législations belge et suisse n’excluent pas certaines maladies psychiatriques ou formes avancées d’Alzheimer, selon les rapports disponibles.

Le profil des patients traversant les frontières rassemble majoritairement des personnes âgées de 50 à 79 ans, atteintes de pathologies physiques graves et incurables comme la maladie de Charcot, des cancers du poumon ou des séquelles d’accident vasculaire cérébral. Dans la grande majorité des cas, le décès était attendu à court terme.

Vote parlementaire et cadre législatif français

Les députés ont définitivement adopté la proposition de loi instaurant un droit à l’aide à mourir, approuvée par 291 voix contre 241, ouvrant la possibilité d’administrer un produit létal à certains malades sous conditions strictes. Emmanuel Macron avait présenté le projet le 10 mars 2024 en affirmant « on regarde la mort en face », et le texte reste soumis à l’avis du Conseil constitutionnel, sollicité par le Premier ministre.

La décision de reconnaître un droit national s’inscrit après des années durant lesquelles des patients ont déjà franchi les frontières pour obtenir une aide à mourir. Le débat public et les bilans étrangers alimentent les discussions sur l’application pratique et les garanties entourant ce droit.

Vu par lemanfinance sur : Google News

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Julien Moreau

Julien possède plus de 10 ans d'expérience dans le secteur financier, ayant travaillé dans diverses institutions bancaires à Genève. Il a une expertise particulière dans les investissements, la gestion de patrimoine et les marchés émergents.

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