Conflit en Iran : plus de 900 navires marchands immobilisés dans le stratégique détroit d’Ormuz
Lecture rapide :
– Conflit et blocage du détroit d’Ormuz
– 913 navires immobilisés au 29 avril
– 95% de réduction du trafic, 39% des navires masquent leur GPS
Deux mois après le déclenchement des représailles iraniennes, le suivi maritime recense 913 navires présents dans le Golfe au 29 avril, contre 1’114 le matin du 28 février, soit une baisse d’environ 18%, selon les données relayées par AXSMarine. Ces chiffres ne précisent pas quels bâtiments sont réellement empêchés de quitter la zone en raison du quasi-blocage du détroit d’Ormuz et des restrictions imposées aux ports iraniens par les États-Unis.
Blocage dans le détroit d’Ormuz et contraction du trafic
Depuis le début des représailles iraniennes, le trafic via le détroit s’est réduit d’environ 95%, perturbant fortement les rotations commerciales dans la région. Le recensement du secteur montre une concentration importante de navires en attente, ce qui complique la planification logistique des armateurs.
Parmi les navires présents, on compte notamment plus de 270 pétroliers, près de une vingtaine de méthaniers et plus de 30 navires transportant du GPL. Cette répartition illustre la prépondérance des cargos énergétiques parmi les bâtiments immobilisés.
Armateurs touchés et mouvements par pavillon
Les grands armateurs enregistrent des pertes de position dans le Golfe. MSC comptait 15 porte-conteneurs dans la zone et a fait sortir quatre bâtiments par le détroit, dont deux ont été arraisonnés par les autorités iraniennes.
Maersk conserve 6 porte-conteneurs dans le Golfe, CMA-CGM en a désormais 13 après avoir évacué deux navires, et Cosco n’enregistre plus que 2. Ces variations reflètent des sorties partielles et des saisies ponctuelles rapportées par les suivis maritimes.
Mesures prises par les navires et risques opérationnels
Pour tenter d’échapper aux attaques ou aux surveillances, une part importante des bâtiments opère avec des balises désactivées ou trafiquées : 39% des navires utilisent un signal GPS coupé ou altéré, un taux qui a doublé depuis le début du conflit (contre 16% au premier jour). Cette pratique complique la visibilité des routeurs et des assureurs.
Le recours à des signaux falsifiés et la concentration des navires dans le Golfe augmentent les risques d’incidents en mer et pèsent sur les délais. Les données disponibles n’indiquent pas de distinction claire entre navires volontairement stationnés et navires effectivement bloqués par des contrôles ou des hostilités.
Vu par lemanfinance sur : CNEWS