Surprise et mystère : le Beau-Rivage ne renouvelle pas le contrat d’Anne-Sophie Pic
Lecture rapide :
– Le Beau-Rivage Palace met fin au partenariat avec Anne-Sophie Pic après 17 ans
– Le restaurant a réalisé des bénéfices en 2025 et a connu une rénovation récente
– La décision a été prise unilatéralement, sans indication précise autre qu’un chef à demeure
Le groupe hôtelier propriétaire du Beau-Rivage Palace à Lausanne a décidé de ne pas renouveler le contrat qui liait le prestigieux établissement à la chef triplement étoilée Anne-Sophie Pic. Ce partenariat, entamé en 2009, s’achèvera donc au 31 décembre prochain. L’annonce, effectuée fin mars, a été perçue comme brutale et inattendue, y compris par la cheffe française et son équipe.
Une collaboration florissante sans signe d’alarme
La rupture surprend d’autant plus que le restaurant affichait une bonne santé financière, étant rentable en 2025. La clientèle s’annonçait prometteuse pour la saison estivale et un investissement majeur de plusieurs millions d’euros dans la rénovation avait été réalisé deux ans plus tôt. Parmi les projets en cours, la mise en place d’un potager dans les jardins du palace figurait en bonne place, témoignant d’une volonté commune de viser la troisième étoile.
L’argument du chef à demeure contesté
La seule explication avancée par le groupe hôtelier pour justifier cette décision est le souhait de disposer d’un chef résident de manière permanente. Cette position paraît toutefois difficile à comprendre. Anne-Sophie Pic continue d’élaborer les cartes du Beau-Rivage en privilégiant des produits suisses provenant de producteurs locaux. De plus, c’est elle qui a installé à Lausanne son adjoint fidèle, Jordan Theurillat, présent sur place depuis douze ans et souvent mis en avant par le groupe Pic.
Un partenariat comparé à un contrat à durée déterminée
Selon David Sinapian, président du Groupe Pic, ces collaborations s’apparentent souvent à des contrats à durée limitée de plusieurs années. Le groupe n’hésite pas à y mettre fin lorsqu’une divergence de visions apparaît, comme cela a été le cas pour des établissements à Londres ou Singapour. Mais à Lausanne, aucune divergence apparente ne laissait présager cette rupture, rendant la décision difficile à expliquer.
Un nouveau projet parisien en perspective
Anne-Sophie Pic reste toutefois attachée à la Suisse et aux liens créés au fil des ans. Elle concentre désormais ses efforts sur l’ouverture prochaine d’un nouveau restaurant et bar dans la Fondation Cartier, rue de Rivoli à Paris, prévue pour septembre. Cette initiative marque un virage dans sa carrière, tandis que son chapitre lausannois s’achève brusquement, sur fond de surprise et d’incertitude.
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