Les actions bancaires européennes poursuivent leur rebond, portées par les performances de Deutsche Bank et UBS
Lecture rapide :
– Les résultats Q2 de Deutsche Bank et UBS dépassent les attentes
– L’indice STOXX Europe Banks a gagné 143% depuis début 2024
– UBS prévoit un rachat d’actions de 3 milliards de dollars
Les actions bancaires européennes ont poursuivi leur reprise après la publication des résultats du deuxième trimestre. Deutsche Bank et UBS ont toutes deux affiché des bénéfices supérieurs aux prévisions, soutenus par une forte activité de trading et une banque de détail solide. Standard Chartered a également dépassé les attentes et relevé son objectif annuel, tirant parti des revenus en gestion de patrimoine et banque internationale.
Deutsche Bank et UBS : résultats Q2 et leviers de croissance
Deutsche Bank a annoncé une hausse de 10% de son bénéfice au deuxième trimestre, portée par la division mondiale de banque d’investissement malgré une hausse des coûts. Les analystes de JPMorgan ont qualifié ces chiffres de « solides sur toute la ligne ». L’action a réagi positivement en hausse.
UBS a enregistré une progression de 17% de son bénéfice au deuxième trimestre et a annoncé un plan de rachat d’actions de 3 milliards de dollars d’ici le milieu de l’année prochaine. La banque relève aussi un chiffre d’affaires record dans sa division de négoce, tandis qu’elle attend des précisions sur de nouvelles règles de fonds propres.
Indice sectoriel et dynamique des marchés
Le secteur bancaire européen figure parmi les meilleures performances du continent. L’indice STOXX Europe Banks a atteint son plus haut niveau depuis fin 2007 et a progressé de 143% depuis début 2024, stimulé par la hausse des taux qui favorise les revenus d’intérêts et une demande de crédit soutenue malgré une économie régionale modérée.
Malgré ce rebond, les valorisations restent inférieures à celles des banques américaines. HSBC et Santander comptent parmi les plus grosses capitalisations européennes, évaluées respectivement à 266 milliards de livres et 180 milliards d’euros, tandis que JPMorgan approche une capitalisation proche de 1 000 milliards de dollars.
Les réactions des marchés après la publication des résultats mettent en lumière l’écart entre performance opérationnelle et attentes des investisseurs.
Freins réglementaires, consolidation et risques géopolitiques
La persistance d’obstacles réglementaires et d’une résistance politique freine les opérations transfrontalières. L’offre d’UniCredit pour Commerzbank illustre ces difficultés, une tentative étalée sur près de deux ans.
La croissance modérée de la zone euro et les retombées potentielles du conflit au Moyen-Orient sont citées comme facteurs de vigilance. Pour l’instant, les banques n’affichent que peu de signes d’augmentation des créances douteuses ou des provisions.
Perspectives et points de tension
Plusieurs établissements nationaux, dont NatWest, Intesa Sanpaolo et CaixaBank, ont vu leurs actions se redresser. Barclays a annoncé une hausse de 17% de son bénéfice au premier semestre mais son titre a reculé en raison d’une performance actions jugée décevante et de coûts supérieurs aux attentes.
BNP Paribas a affiché une hausse de 33% de son bénéfice au deuxième trimestre. Des maisons comme Morgan Stanley et Lombard Odier estiment que des taux plus élevés peuvent soutenir les banques européennes et que l’amélioration des rendements sur fonds propres n’est pas encore entièrement reflétée dans leurs valorisations.
Les analystes divergent sur l’ampleur du potentiel de rattrapage des valorisations, tandis que la stabilité des bilans reste un élément clé observé par les investisseurs.
Vu par lemanfinance sur : Reuters