Suisse : UBS sur le point de connaître les nouvelles règles sur ses exigences de fonds propres
Lecture rapide :
– UBS pourrait devoir renforcer ses fonds propres d’ici peu
– Jusqu’à 26 milliards de dollars supplémentaires envisagés
– Le Conseil fédéral prévoit un durcissement ciblé pour les banques systémiques
Le gouvernement suisse doit dévoiler ce mois-ci de nouvelles normes plus rigoureuses concernant les exigences de fonds propres imposées à UBS, l’une des plus grandes banques du pays. Cette réforme représente une étape majeure qui pourrait alourdir les obligations en capital de l’établissement bancaire, avec des montants estimés jusqu’à 26 milliards de dollars supplémentaires.
Le Conseil fédéral cherche à renforcer la stabilité du système financier helvétique en ciblant particulièrement les institutions systémiques comme UBS. Parmi les mesures envisagées, la déduction des investissements dans les filiales à l’étranger du capital CET1 est une proposition qui suscite des débats, jugée par UBS comme disproportionnée et peu alignée avec les standards internationaux.
Des exigences renforcées pour juguler les risques systémiques
La Suisse vise à éviter une répétition des crises financières au travers d’une réglementation plus exigeante pour ses banques clés. UBS, en tant que géant bancaire, se trouve au cœur de cette réforme. L’accroissement des fonds propres obligatoires permettra de mieux couvrir les risques liés à ses activités globales, tout en assurant une meilleure résistance face aux chocs financiers.
Les enjeux pour la stratégie internationale d’UBS
L’obligation de déduire les investissements dans les filiales étrangères de ses fonds propres CET1 pourrait peser sur la capacité d’UBS à exploiter pleinement son réseau global. Selon la banque, une telle règle la placerait en décalage par rapport à ses concurrentes à l’échelle internationale, ce qui pourrait peser sur son développement et sa compétitivité.
L’impact attendu sur le secteur bancaire suisse
Ce durcissement réglementaire ne concerne pas uniquement UBS mais aussi les autres établissements systémiques. Il vise à renforcer le tissu financier suisse afin d’anticiper les turbulences potentielles. Cependant, la charge accrue de capital pourrait ralentir la croissance des grandes banques, ce qui soulève des débats sur l’équilibre entre stabilité et dynamisme économique.
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