La Suisse obtient le feu vert pour entamer des négociations en vue d’intégrer le mécanisme européen de solidarité migratoire
Lecture rapide :
– Le Conseil fédéral a adopté un mandat de négociation
– 21 000 relocalisations ou 420 millions d’euros visés en 2026
– Participation suisse « sélective » avec décision annuelle
Le gouvernement suisse a adopté, vendredi, un mandat de négociation destiné à définir les modalités d’une participation helvétique au mécanisme de solidarité de l’Union européenne pour la gestion de l’asile et de la migration. Le texte suit l’accord de principe donné par le Parlement lors de sa session d’automne et s’inscrit dans la mise en œuvre du pacte européen sur la migration et l’asile.
Négociations pour intégrer le mécanisme européen de solidarité migratoire
Le Conseil fédéral précise que la Suisse visera une participation sélective, sans obligation annuelle comparable à celle des États membres de l’UE. La décision de contribuer sera prise chaque année en concertation avec les cantons et conditionnée au bon fonctionnement du système Dublin pour la Suisse.
Modalités envisagées et formes de solidarité
Le mécanisme prévoit plusieurs types d’appui en cas de forte pression migratoire: prise en charge de procédures d’asile, soutien financier, envoi d’experts et de matériel. Le mandat suisse doit préciser comment et quand Berne pourra proposer ou financer de telles mesures sans contrainte annuelle.
Contexte européen et calendrier 2026
Le Conseil de l’UE a conclu, le 8 décembre, un accord politique sur une réserve annuelle de solidarité pour 2026, dispositif qui doit entrer en vigueur le 12 juin 2026. Le texte fixe un objectif de référence de 21 000 relocalisations ou de 420 millions d’euros de contributions financières pour soutenir les pays sous pression.
Pays bénéficiaires, listage des pays sûrs et étapes suisses
La Commission européenne a identifié Chypre, l’Espagne, la Grèce et l’Italie comme bénéficiaires prioritaires de la solidarité. Parallèlement, les négociateurs européens ont durci les règles sur les « pays tiers sûrs » et mandaté l’établissement d’une première liste commune incluant Tunisie, Égypte, Maroc, Inde, Bangladesh, Colombie et Kosovo.
L’arrangement négocié entre la Suisse et l’UE devra être soumis à l’approbation de l’Assemblée fédérale avant toute mise en œuvre effective.
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