Face à la hausse des coûts, la Suisse confirme l’achat de 30 avions F-35 pour renforcer sa défense aérienne
Le Conseil fédéral a confirmé l’acquisition de 30 avions F-35A du constructeur Lockheed Martin en remplacement partiel des 36 appareils initialement prévus en raison d’une hausse des coûts. Martin Pfister a annoncé qu’un crédit supplémentaire de 394 millions de francs suisses soit environ 505 millions de dollars est demandé au Parlement pour permettre l’ajustement de la commande.
Achat de 30 F-35 en Suisse et calendrier des livraisons
Le gouvernement a relié la révision de la quantité commandée à l’évolution des prix du programme F-35 et à des contraintes budgétaires internes. La décision s’inscrit dans un contexte où les États-Unis ont retardé la livraison de systèmes Patriot destinés à la Suisse pour soutenir l’Ukraine et où Martin Pfister estime le retard à environ quatre à cinq ans.
Impacts budgétaires et approbation parlementaire F-35 Suisse
La modification de la commande requiert l’adoption par le Parlement du crédit additionnel demandé par le gouvernement. Pour financer une partie du programme et d’autres mesures de renforcement de la défense le Conseil fédéral propose une hausse de la TVA de 0,8 point pendant dix ans.
Une PME suisse hypothétique, AirSol SA, illustre les retombées industrielles attendues en maintenance et formation, avec des contrats de soutien logistique et des créations d’emplois spécialisés. L’effet sur la chaîne d’approvisionnement locale dépendra des accords d’industriels et des transferts de technologie négociés avec Lockheed Martin.
Conséquences opérationnelles et industrielles pour l’armée suisse
Réduire la flotte à 30 appareils aura des conséquences sur la disponibilité opérationnelle, le taux de sorties et la structure des escadrons. L’armée doit ajuster les plans de basage, les cycles de maintenance et les formations pilotes, tout en négociant des garanties d’approvisionnement en pièces et en logiciels.
Souveraineté numérique et risques logistiques programmes F-35
L’intégration du F-35 soulève des enjeux de souveraineté numérique liés aux mises à jour logicielles et aux accès aux données classifiées. La préférence affichée pour un second système de défense sol-air d’origine européenne vise à créer une redondance opérationnelle et à réduire la dépendance vis-à-vis d’un unique fournisseur.