Elle quitte son CDI et déménage, avant de découvrir que le poste tant attendu ne lui était pas destiné…
Lecture rapide :
– Une Lausannoise déménage pour un poste supprimé
– Six mois avant de retrouver un emploi
– Clause contractuelle et gel des embauches en cause
Jimena, quadragénaire domiciliée à Lausanne, a quitté un CDI pour accepter un contrat dans une banque à Zurich. Elle a organisé le déménagement avec son mari, atteint de déficience visuelle et sans emploi, et trouvé des places en crèche pour ses deux enfants âgés de 1 et 3 ans. Après un premier report de la date d’entrée en fonction, la banque a finalement annulé l’embauche en invoquant des restructurations internes et un gel des embauches.
Promesse d’embauche annulée: clause contractuelle et vérifications
Le contrat signé par Jimena comportait une clause précisant que l’embauche serait confirmée sous réserve de vérifications internes et externes. La banque, dans son droit selon l’accord, a invoqué ces conditions pour justifier l’annulation après l’échec des processus liés à la réorganisation.
La décision a laissé la famille confrontée à des frais de déménagement et à une réorganisation complète du quotidien. Cette situation illustre les risques liés aux promesses d’embauche conditionnelles dans le secteur financier.
Réaction des ressources humaines et alternatives proposées
Ursula Bergundtha, experte en ressources humaines citée par 20 Minuten, qualifie de fréquents les désistements et les ruptures liées à des contraintes internes des entreprises. Selon elle, certains candidats choisissent d’attendre en faisant la navette ou en sous‑louant un logement pendant quelques mois pour limiter les dégâts financiers et familiaux.
Ce témoignage met en lumière l’écart entre la pratique des recrutements et les conséquences concrètes pour des salariés prêts à tout quitter pour une opportunité. L’argument de l’experte offre une piste d’appréciation du risque, sans toutefois annuler le choc subi par la candidate.
Conséquences personnelles et retour à l’emploi après six mois
Après avoir démissionné de son ancien poste, Jimena a passé deux mois sans indemnités de chômage puis retrouvé un travail au bout de six mois. Elle a dû chercher un emploi dans une ville où l’allemand est majoritaire, une langue qu’elle ne maîtrise pas, ce qui a complexifié ses démarches.
Le récit souligne les coûts indirects d’une mobilité forcée: perte de revenu temporaire, adaptation linguistique et organisation familiale. Six mois plus tard, la stabilisation professionnelle était revenue, mais non sans difficultés financières et logistiques.
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