« Piégé par un faux notaire : comment une promesse de 7 millions d’euros l’a précipité dans la pauvreté »
Lecture rapide :
– Un retraité perd toutes ses économies après une promesse d’héritage
– Plus de 400 000 francs évaporés après des versements successifs
– Banque et assurance refusent toute indemnisation
Un octogénaire suisse, présenté sous le nom d’emprunt Kurt Nüssli, a été contacté le 5 janvier 2022 par quelqu’un se faisant passer pour un notaire français et informé qu’il était l’unique légataire d’un héritage estimé à 7 millions d’euros. Les documents envoyés semblaient authentiques, avec des cachets et coordonnées retrouvées en ligne, ce qui a poussé l’ancien assureur, pourtant prudent, à suivre les instructions et à verser plusieurs avances pour des frais prétendument liés à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Arnaque au faux notaire : la mise en scène et la promesse de 7 millions d’euros
La combine s’appuyait sur l’usurpation d’identité d’un vrai notaire dont les coordonnées figuraient sur Internet, et sur la mise en avant d’une généreuse bienfaitrice censée récompenser des actions humanitaires. Les pièces justificatives envoyées à Kurt Nüssli paraissaient régulières, ce qui a confirmé ses vérifications et réduit ses soupçons.
Convaincu, il a transmis une copie de sa pièce d’identité et effectué plusieurs virements pour couvrir des frais supposés. La sophistication de l’escroquerie a neutralisé ses réserves initiales.
La chute : plus de 400 000 francs partis en quelques virements
Quand il a finalement consulté un avocat, il était trop tard : plus de 400 000 francs suisses (environ 435 772 euros) avaient disparu. Les économies de toute une vie se sont envolées, obligeant le couple à vendre leurs voitures et à se préparer à quitter leur appartement de 150 m².
La honte a poussé le témoin à demander l’anonymat. « C’est une dégringolade flagrante. Sans émotion ni compassion, on nous condamne à la pauvreté », confie-t-il à Blick, ajoutant que désormais « nous économisons là où nous pouvons ».
Responsabilités et refus d’indemnisation : la position des établissements financiers
La banque et l’assurance contactées par la victime ont refusé toute indemnisation. Selon les éléments transmis, la loi a considéré que l’intéressé avait agi avec négligence, situation qualifiée juridiquement d’abandon de patrimoine par négligence grave.
Ce constat laisse les victimes sans recours financier dans ce dossier précis et illustre la difficulté à obtenir réparation lorsque l’action combine crédibilité documentaire et demande répétée d’avances.
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