Guy Parmelin détaille la séparation des pouvoirs lors d’un échange avec Giorgia Meloni à Crans-Montana
Guy Parmelin a expliqué la séparation des pouvoirs après un échange avec Giorgia Meloni en lien avec le drame de Crans-Montana, lors d’une conférence de presse à la Maison olympique de Milan en marge des JO 2026. Publié le 07 février 2026 à 16:02. Modifié le 08 février 2026 à 13:06.
Parmelin détaille la séparation des pouvoirs après le drame de Crans-Montana
Le président de la Confédération a rappelé que la procédure pénale relève de la justice et non de l’exécutif, après la libération de Jacques Moretti, ancien patron du bar Le Constellation. Il a indiqué que la collaboration institutionnelle avec l’Italie avait été «étroite» pendant la phase d’urgence et qu’une aide italienne pour l’identification des victimes avait été acceptée par les autorités suisses.
Échange avec Meloni et réactions après la libération de Jacques Moretti
Selon les agences ANSA et Adnkronos, Giorgia Meloni a exprimé des doutes et de l’émotion après la mise en liberté de Jacques Moretti, dans un contexte où l’incendie a causé 41 morts et 115 blessés, dont six ressortissants italiens. Guy Parmelin a déclaré avoir expliqué le cadre légal suisse et la séparation des pouvoirs, en précisant que la justice doit poursuivre l’instruction indépendante.
Guy Parmelin s’est rendu à l’hôpital Niguarda à Milan et a souligné une «excellente» coopération sanitaire transfrontalière. Il a cité le cas d’une patiente brûlée initialement prise en charge en Suisse alémanique puis transférée en Italie et proche de la sortie hospitalière, en soulignant l’organisation mise en place à l’arrivée des patients pour éviter des complications supplémentaires.
Implications juridiques et diplomatiques pour la Suisse et l’Italie
La position publique de Guy Parmelin marque la limite des interventions exécutives face à une instruction pénale et met en lumière les responsabilités du Conseil fédéral, des autorités cantonales et des magistrats. Le flux d’avocats et la complexité de l’instruction empirent les délais procéduraux, tandis que la pression politique italienne pose un risque de tensions diplomatiques, notamment au Tessin.
Conséquences opérationnelles et points d’attention pour la coopération transfrontalière
Les autorités annoncent un renforcement des accords de coopération sanitaire et des procédures d’identification transfrontalières, sous contraintes de protection des données et de souveraineté juridique. Points d’attention: calendrier de l’instruction, mécanismes d’indemnisation évoqués dans la mécanique financière en cours, charge administrative pour les familles des victimes et maintien de la confiance institutionnelle entre la Suisse et l’Italie.