ROI : McGeever invite à revoir la notion d’actif « refuge » en profondeur
Lecture rapide :
– McGeever questionne l’existence d’un actif « refuge » universel
– Or a chuté d’environ 17% en mars
– Liquidités : fonds monétaires US à 7,86 billions de dollars
Selon une chronique de Jamie McGeever pour ROI publiée par Reuters, la guerre en Iran et le choc énergétique qui en a découlé ont mis en lumière la fragilité des actifs traditionnellement considérés comme « refuges ». Or, bons du Trésor, dollar et franc suisse n’ont pas affiché le comportement attendu lors de la crise déclenchée fin février, plaçant sous tension les approches classiques d’évaluation des actifs et de gestion de portefeuille.
ROI : McGeever remet en cause l’actif refuge traditionnel
McGeever note que l’or a subi une baisse spectaculaire après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran du 28 février, reculant d’environ 17% en mars et se dirigeant vers son pire mois depuis février 1983. L’augmentation initiale portée par une forte demande de détail, des traders momentum et des algorithmes — culminant à près de 5 595 dollars l’once en janvier — a cédé la place à une liquidation généralisée.
Impacts sur l’analyse financière et l’évaluation des actifs
Le chroniqueur souligne que l’attrait de l’or s’est estompé au moment où d’autres actifs comme le crédit à haut rendement ou certaines actions émergentes ont mieux performé. La demande des banques centrales s’est refroidie, et la dynamique spéculative a amplifié la chute, remettant en question les métriques usuelles de risque et de rendement.
Treasuries, dollar et monnaies refuges : des performances en trompe-l’œil
Le dollar a progressé de moins de 2% mais n’a pas bénéficié d’un appui clair des différentiels de taux attendus. Des banques centrales en Asie et au Moyen-Orient pourraient réduire leurs réserves en dollars pour financer des importations et limiter la dépréciation de leurs devises, pression qui pèse sur le marché des bons du Trésor. Les données de la Fed de New York montrent une baisse d’environ 75 milliards de dollars des bons détenus pour le compte des banques centrales mondiales sur quatre semaines, un mouvement que Deutsche Bank estime équivaloir à près de 60 milliards de dollars de ventes nettes par le secteur officiel étranger.
Conséquences pour la stratégie d’investissement
McGeever observe que les monnaies « refuges » traditionnelles comme le franc suisse et le yen sont aussi affectées par des facteurs domestiques, la Banque nationale suisse ayant évoqué une plus grande « volonté d’intervenir » face à l’appréciation du franc. L’auteur suggère que la réponse à chaque crise dépendra de sa genèse, ce qui invite à repenser certaines stratégies d’investissement sans pour autant proposer de recette universelle.
Liquidités : le refuge qui résiste
Un point ressort de la chronique : les liquidités semblent conserver un rôle central en période de choc. Les fonds du marché monétaire américains ont augmenté d’environ 60 milliards de dollars depuis le 28 février pour atteindre un record de 7,86 billions de dollars, niveau que McGeever relève comme signe d’un comportement prudent des acteurs face à l’incertitude.
Les observations publiées dans cette chronique sont présentées comme l’analyse financière de Jamie McGeever pour ROI et reposent sur des données de marché récentes. Traduction automatisée par Reuters : non communiqué sur d’éventuelles modifications éditoriales.
Vu par lemanfinance sur : Reuters