Les marchés boursiers s’envolent tandis que le pétrole corrige ses hausses précédentes
Lecture rapide :
– Actions mondiales en hausse malgré les tensions au Moyen-Orient
– Brent à 102,81 dollars, WTI à 95,63 dollars
– La Fed devrait maintenir ses taux cette semaine
Les marchés actions ont enregistré une deuxième séance consécutive de progression mardi alors que les prix du pétrole restaient volatils en raison des attaques et des contre-mesures au Moyen-Orient. Les investisseurs se préparent à une série d’interventions de banques centrales, qui pourraient tempérer les anticipations de politiques monétaires dans les semaines à venir.
Marchés mondiaux : les indices repassent en territoire positif
Wall Street a tiré l’ensemble du marché : le Dow Jones a gagné 137,81 points à 47 083,55, le S&P 500 a pris 27,45 points à 6 726,24 et le Nasdaq a progressé de 119,96 points à 22 493,75. L’indice MSCI des valeurs mondiales a augmenté de 0,63%, tandis que le STOXX 600 européen a clôturé en hausse de 0,67%, portés par les valeurs énergétiques et des services aux collectivités.
Les analystes relèvent que ces mouvements surviennent malgré la persistance des risques géopolitiques et après une période de forte volatilité liée aux craintes d’inflation et d’approvisionnement énergétique. Cette séance montre une tolérance accrue du marché face au choc pétrolier, au moins à court terme.
Pétrole : correction après des hausses alimentées par les attaques
Le brut a rebondi mardi mais a aussi effacé une partie de ses gains antérieurs. Le WTI a progressé de 2,28% à 95,63 dollars le baril et le Brent a gagné 2,59% à 102,81 dollars, après avoir perdu des pics antérieurs d’environ 5%.
Les tensions proviennent d’attaques iraniennes contre les Émirats arabes unis et de la fermeture partielle du détroit d’Ormuz, perturbant les flux énergétiques. Les opérations sur le champ Shah des Émirats sont restées suspendues et un nouvel incident a provoqué un incendie dans le terminal de Fujairah, soulignant la vulnérabilité des infrastructures régionales.
Banques centrales : une semaine de décisions sous haute surveillance
Plusieurs banques centrales clés s’exprimeront cette semaine, dont la Fed, la BCE, la BoJ et la BoE. Alors que la Reserve Bank of Australia a relevé son taux à 4,1%, on attend généralement que la Fed maintienne ses taux lors de sa prochaine réunion, avec un ton attendu prudent face au choc pétrolier.
Les mouvements sur le marché obligataire reflètent ces réajustements d’attentes : le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans est redescendu à 4,198% tandis que le deux ans s’établit à 3,665%. L’indice du dollar a reculé à 99,56 et l’euro a pris de la valeur, à 1,1539 $.
Effets sectoriels : énergie en tête, voyages soutenus
Le secteur de l’énergie du S&P a été le plus dynamique, avec une hausse d’environ 1,4%. Malgré la hausse des prix des carburants, les titres des compagnies aériennes et des agences de voyage ont progressé après que Delta Air et American Airlines ont signalé une forte demande au printemps.
Les commentaires d’acteurs du marché suggèrent que les consommateurs et certains investisseurs montrent moins d’inquiétude qu’il y a une semaine à propos de l’inflation immédiate. Cette attitude se reflète dans la rotation sectorielle observée mardi.
Sur le front géopolitique, Israël a déclaré avoir tué le chef de la sécurité iranienne, et un responsable iranien a indiqué que le nouveau guide suprême avait rejeté des offres de désescalade. Le président américain a aussi déclaré que les États-Unis n’étaient « pas encore prêts à quitter l’opération militaire en Iran » mais qu’ils partiraient « dans un avenir très proche », des éléments qui continuent d’alimenter l’incertitude sur les marchés.
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