Incendie à Crans-Montana : le président de la Confédération suisse réagit après la controverse, ce qu’il garantit…
Lecture rapide :
– Le président garantit que les victimes ne paieront pas les soins
– 40 morts et 116 blessés
– Plus d’envois de copies de factures aux familles
Le président de la Confédération Guy Parmelin a assuré, le 4 mai, que les personnes blessées lors de l’incendie à Crans-Montana et leurs familles n’auront rien à payer pour les soins reçus immédiatement après la catastrophe. Cette prise de position fait suite à un échange avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni lors du huitième sommet de la Communauté politique européenne à Erevan. Le montant des soins non couverts par les assurances sera pris en charge par l’aide aux victimes, selon le message publié par Guy Parmelin sur X.
La polémique est née après la diffusion, le 21 avril, d’exemples de factures envoyées à des familles, notamment celle de Manfredi Marcucci, un adolescent de 16 ans, qui aurait reçu une note de 75’000 euros provenant d’un hôpital de Sion. Les autorités hospitalières ont présenté le document comme informatif et ont précisé que le montant ne devait pas être réglé par les victimes. L’ambassadeur d’Italie à Berne, Gian Lorenzo Cornado, a signalé l’envoi de trois factures adressées à l’État italien pour un total de plus de 100’000 francs (environ 109’000 euros) pour une journée d’hospitalisation le 1er janvier.
Réaction officielle sur la facturation après l’incendie de Crans-Montana
Guy Parmelin a précisé que, pour éviter tout malentendu, la Suisse n’enverra plus de copies de factures aux familles des victimes. Le président a également indiqué que le Conseil fédéral examinerait la question de la facturation des prestations hospitalières entre États, en se fondant sur les dispositions légales en vigueur.
Enjeux diplomatiques entre la Suisse et l’Italie
La controverse a pris un tour diplomatique: Giorgia Meloni avait publiquement dénoncé l’envoi de factures, qualifiant la démarche d’«insulte» selon ses déclarations relayées sur X. Parmelin a dit comprendre l’indignation des familles italiennes et a convenu avec la cheffe du gouvernement italien que les services compétents des deux pays resteraient en contact pour clarifier les suites administratives.
Rappel des faits: l’incendie survenu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier a fait, à ce jour, 40 morts et 116 blessés, dont de nombreux cas graves. Les autorités suisses ont donc pris des mesures de communication et demandé un examen juridique des pratiques de facturation transfrontalière afin de clarifier les responsabilités financières entre États et assurances.
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