Incendie à Crans-Montana : le maire se défend en audition et affirme n’avoir commis aucune erreur
Lecture rapide :
– Maire de Crans-Montana entendu 11 heures, nie toute faute
– 41 morts, 115 blessés; 13 personnes visées par l’enquête
– Feu causé par chandelles pyrotechniques, multiples manquements de sécurité
Neuf mois après l’Incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, qui a coûté la vie à 41 personnes — dont neuf Français — et blessé 115, le président de la commune, Nicolas Féraud, a été entendu le 13 avril 2026 pendant onze heures dans le cadre de l’enquête pénale.
Audition du maire de Crans-Montana sur la gestion de crise et la sécurité
Lors de son audition, Nicolas Féraud a déclaré avoir appris le 2 janvier que les visites périodiques n’avaient pas été réalisées au Constellation, formule reprise par franceinfo. Il a décrit le choc du Conseil communal face au drame et a affirmé qu’il avait été convaincu que les contrôles annuels étaient effectués.
Interrogé sur les manquements, le maire a rejeté l’imputation d’erreurs personnelles: «Je ne pense pas avoir fait de faute», a-t-il répondu selon franceinfo. Il a renvoyé la responsabilité opérationnelle à ses chefs de sécurité et mis en cause un manque de vigilance de l’Office cantonal du feu.
Son avocat a soutenu que la municipalité avait fourni les moyens nécessaires et que la durée de la carence — des contrôles absents depuis 2019 selon l’enquête — devra être tranchée par l’instruction.
Responsabilité politique et personnes visées par l’enquête
Les autorités valaisannes visent désormais 13 personnes dans l’instruction, dont les copropriétaires français du bar, Jacques et Jessica Moretti, mis en cause pour homicides et lésions corporelles par négligence ainsi que pour incendie par négligence, des faits qu’ils contestent.
La libération sous caution de Jacques Moretti — chiffrée à 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros) — a déclenché une polémique locale et relance les questions sur la répartition des responsabilités juridiques et politiques.
Les enquêteurs estiment que le feu est parti de chandelles pyrotechniques fixées sur des bouteilles de champagne; les étincelles auraient enflammé une mousse acoustique très inflammable, provoquant un embrasement rapide du sous-sol bondé. Ils relèvent une série de manquements: porte de secours verrouillée, escalier non conforme, absence d’alarme efficace et extincteurs difficiles d’accès.
La mise en examen d’élus et de responsables opérationnels concentre désormais l’attention sur la gestion de crise municipale et la mise en œuvre des règles de sécurité, tandis que l’instruction devra préciser les responsabilités précises.
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