Incendie à Crans-Montana : l’Italie engage une action en justice en se constituant partie civile
Lecture rapide :
– L’Italie se constitue partie civile pour l’incendie de Crans‑Montana
– 41 morts, dont 6 Italiens; 115 blessés
– Un cabinet d’avocats suisse mandaté par Rome
Le gouvernement italien a déposé le 29 avril une requête visant à se constituer partie civile dans la procédure pénale liée à l’incendie de Crans‑Montana survenu la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026. L’incendie a fait 41 victimes et 115 blessés, dont des ressortissants italiens.
Incendie à Crans‑Montana : l’Italie saisit la justice suisse et mandate un cabinet
Dans un communiqué officiel, Rome explique avoir mandaté un cabinet d’avocats suisse pour déposer la demande de constitution de partie civile au nom de la République italienne. Le gouvernement invoque le préjudice causé au patrimoine de l’État italien par les secours et l’assistance fournis aux ressortissants italiens.
Factures et mobilisation des services italiens
Rome justifie sa démarche par les coûts engagés par le Service national de la protection civile pour l’assistance médicale, psychologique et logistique aux Italiens concernés. Les autorités helvétiques ont adressé à l’Italie des factures s’élevant à plusieurs centaines de milliers de francs suisses, dont un poste supérieur à 100’000 francs (environ 109’000 euros).
L’ambassadeur d’Italie à Berne, Gian Lorenzo Cornado, avait déclaré que l’État italien refuserait de régler ces montants, les qualifiant d’« absolument exorbitants ». Il a estimé que les dépenses devraient incomber à la LAMal ou au canton du Valais, et non aux familles ni à l’État italien.
Accusation d’implication des autorités locales et suites juridiques
Le communiqué du gouvernement de Giorgia Meloni relève que l’implication des autorités locales dans la genèse du sinistre est « considérée comme extrêmement probable », ce qui motive la demande de réparation « à l’encontre de tous les sujets civilement responsables ». Aucun détail supplémentaire sur les destinataires précis de la requête n’a été communiqué.
Lors d’une rencontre, l’ambassadeur Gian Lorenzo Cornado a exposé sa position au président du canton du Valais, Mathias Reynard. La procédure pénale ouverte par les autorités valaisannes suit son cours; la décision sur l’admission de la constitution de partie civile dépendra des juridictions compétentes, non précisé à ce stade.
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