Suisse : Genève, une terre toujours prisée par les ultra-riches
Lecture rapide :
– Genève attire toujours les très grandes fortunes
– 25% de pouvoir d’achat immobilier perdu en cinq ans
– 400 super-riches résident à Genève
Le marché résidentiel genevois reste très prisé des ultra-riches, selon des données reprises par le Wealth Report 2026 de Knight Frank. La commune de Cologny illustre cette attractivité, avec des résidences haut de gamme visibles le long du Léman.
Genève conserve son attrait sur le segment prime immobilier
Sur le segment prime, le pouvoir d’achat pour un million de dollars a diminué de 25% en cinq ans, passant de 37,2 m2 en 2020 à 27,9 m2 aujourd’hui, signe d’une offre rare face à une demande soutenue. Knight Frank note que Genève a enregistré une progression de +4,7% en 2025, alors que des centres comme Londres ont reculé de -3,6%.
Concentration de fortunes autour du Léman
La région lémanique concentre une part significative des super-riches suisses : environ un tiers des quelque 2’500 personnes visées par l’initiative mentionnée résident dans l’Arc lémanique, avec 400 à Genève et 350 dans le canton de Vaud. Genève peut se targuer de compter 14 milliardaires parmi ses résidents, un chiffre supérieur à Zurich.
Tensions fiscales et mobilisation citoyenne
La question de la taxation des très grandes fortunes alimente le débat public. La Jeunesse socialiste proposait une taxation à 50% sur les parts de successions et donations supérieures à 50 millions, mais les électeurs suisses ont massivement rejeté des propositions similaires lors de récentes votations. Selon des résultats partiels cités, Genève aurait rejeté l’initiative par 68,6%, Zurich par 66,5% et d’autres cantons affichent des taux de refus encore plus élevés.
Impacts visibles : jets privés et recettes fiscales
Genève figure comme la deuxième destination européenne la plus fréquentée par les ultra-riches en jet privé, un fait rappelé lors d’actions publiques à l’aéroport. Parallèlement, des enquêtes et analyses locales évoquent que ces fortunes contribuent peu aux recettes municipales, certains observateurs estimant qu’elles « soustraient des milliards » au fisc genevois.
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