Nombre croissant de frontaliers optent pour l’assurance privée suisse au lieu de la sécu
Lecture rapide :
– Hausse des frontaliers optant pour l’assurance suisse
– 4% de baisse des affiliés à la Sécu en un an (Urssaf)
– Environ 410’000 frontaliers avec livret G fin septembre 2025
Le nombre de travailleurs frontaliers qui renoncent à la Sécurité sociale française pour rejoindre le régime suisse gagne du terrain. Selon l’Urssaf, la proportion d’affiliés à la Sécurité sociale française a reculé de 4% en un an. Plusieurs sources locales indiquent que une part croissante de ces salariés s’affilie à la LAMal, le régime helvétique.
Pourquoi les frontaliers choisissent l’assurance maladie suisse
Des observateurs et témoignages locaux soulignent que les revenus plus élevés privilégient fréquemment une couverture en Suisse. Le système helvétique, qui repose davantage sur des acteurs privés, apparaît comme une option attrayante aux yeux d’une partie des frontaliers.
Les départements frontaliers, en particulier le Grand Genève, figurent parmi les zones où la bascule est la plus visible. Le choix de la LAMal est souvent motivé, selon les déclarations publiques relayées par la presse, par des motifs financiers et administratifs.
Conséquences chiffrées pour la Sécurité sociale française
Les recensements les plus récents indiquent qu’entre fin 2023 et fin 2024 le nombre de frontaliers français a progressé de 4%. Fin septembre 2025, on dénombrait environ 410’000 personnes titulaires d’une autorisation frontalière (livret G), une hausse de 1,2% par rapport au 3e trimestre 2024, et 57,6% de ces frontaliers étaient domiciliés en France, selon GNP Diffusion.
La diminution des affiliés à la Sécurité sociale française et le transfert vers la LAMal suscitent des questions sur l’impact financier pour les caisses françaises. Le détail des montants transférés ou des conséquences budgétaires n’est toutefois non communiqué dans les sources disponibles.
Vérifications administratives et suivi
Les autorités, et notamment l’Urssaf, signalent la possibilité de contrôles et de redressements lorsqu’un changement d’affiliation soulève des doutes. Le nombre précis de vérifications ou de redressements liés à ces basculements n’est pas précisé dans les documents consultés.
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