En Franche-Comté, l’immobilier entre tradition fromagère et souffle des forêts de sapins | TF1 Info
Lecture rapide :
– La Franche-Comté attire travailleurs frontaliers et familles en quête de nature
– Le prix moyen du neuf atteint environ 5 000 euros le mètre carré
– Les terrains agricoles sont protégés pour préserver la production du Comté
Terre de moyenne montagne, la Franche-Comté s’étend entre grandes forêts de sapins, lacs et ses frontières avec la Suisse, offrant un cadre qui évoque parfois le Canada. Ce territoire a gagné en attractivité après la pandémie, accueillant des travailleurs frontaliers, des amoureux de la nature et des familles désireuses d’un habitat individuel avec terrain et vue dégagée.
Immobilier transfrontalier et dynamique de la “banane frontalière” en Franche-Comté
Au cœur d’un territoire qualifié de “banane frontalière”, qui s’étend de Dole à Besançon, Pontarlier et aux stations comme Métabief, l’immobilier local est porté par le flux des travailleurs suisses. Les salaires côté helvète sont nettement plus élevés : une infirmière gagnant environ 2 000 euros en France dépasse les 6 500 euros en Suisse, pour un même poste. Cela pousse de nombreux employés à vivre côté français, dans un cadre calme, à un coût du logement plus abordable, même si les tarifs restent élevés pour une zone rurale, avec un prix du neuf avoisinant 5 000 euros le mètre carré.
La maison individuelle : un idéal franc-comtois
Les acquéreurs suivent un parcours classique dans cette région : commencer par un appartement pour un premier investissement puis, à terme, acquérir une maison individuelle avec terrain. La quête porte sur des biens offrant une vue sur les forêts, montagnes ou lacs. L’absence de mitoyenneté constitue un critère clé, tout comme la proximité avec des activités sportives et culturelles.
Préservation des terres agricoles et impacts sur l’aménagement urbain
La protection des prairies, grâce au label “Comté”, empêche l’étalement urbain sur les terres agricoles, garantes de la production fromagère locale. Ce contexte oblige les promoteurs à densifier les espaces urbains en rénovant les quartiers anciens ou en valorisant des friches pour de nouveaux projets immobiliers. La stratégie locale favorise donc la ville sur elle-même plutôt que l’expansion.
Le confort thermique, un critère désormais incontournable
Face au climat montagnard, le confort thermique est une exigence dans les constructions récentes. Les agents immobiliers constatent que le plancher chauffant ne relève plus du luxe mais répond à une nécessité pour profiter pleinement des logements durant les longs hivers. Ces caractéristiques séduisent une clientèle attentive à la qualité de vie toute l’année.
Une fidélité intergénérationnelle remarquable parmi les acheteurs
La clientèle locale démontre une fidélité sur plusieurs générations. Certaines agences immobilières accompagnent désormais la troisième génération des mêmes familles, accompagnant les parcours d’investissements immobiliers sur plusieurs décennies. Cette fidélité traduit un attachement durable à la région et souligne l’importance d’un environnement paisible pour s’installer à long terme.
Vu par lemanfinance sur : Google News