France : une nouvelle mesure bouleverse l’accueil des étudiants étrangers
Lecture rapide :
– La France restreint les exonérations pour étudiants extracommunautaires
– Montants annoncés: 2 895€ licence, 3 941€ master
– Objectif: 250 millions supplémentaires d’ici trois ans
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé la fin des « exonérations massives » accordées par certaines universités aux étudiants extracommunautaires. La décision intervient dans un contexte de contraintes budgétaires lié au coût de la guerre en Iran, chiffré à 4 à 6 milliards, et vise à recentrer les aides sur des situations ciblées.
Frais d’inscription différenciés et conséquences pour l’accueil des étudiants étrangers en France
Le plan Choose France For Higher Education, lancé en 2019, a facilité l’arrivée d’étudiants internationaux en maintenant pour la plupart des droits modestes. Aujourd’hui, le ministère rappelle que la règle doit être les droits différenciés et que l’exonération redeviendra l’exception, ce qui modifie l’attractivité pour les nouveaux inscrits.
Une université parisienne a d’ores et déjà durci sa grille tarifaire: une année de licence est passée à 2 895€ et une année de master à 3 941€, contre 178€ pour une licence et 254€ pour un master pour la majorité jusqu’ici. Le ministère vise à collecter 250 millions d’euros supplémentaires sur trois ans en appliquant plus strictement le texte.
Montants annoncés, publics concernés et exclusions
Les nouvelles règles s’appliqueront principalement aux nouveaux entrants; le ministère précise que cela ne concernera pas les étudiants en cours de cycle. Les étudiants de l’Union européenne, de Suisse et d’Andorre ne sont pas visés par ces augmentations.
Le ministre souligne que les frais restent, selon lui, « seulement 30 % du coût de la formation », et met en balance les tarifs français avec ceux de pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis où les sommes demandées sont souvent supérieures. Le resserrement doit permettre d’équilibrer comptes publics et ciblage des filières jugées prioritaires, tout en suscitant un débat sur l’attractivité à moyen terme.
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