À Besançon, les douanes font don au Musée des Beaux-Arts d’une œuvre précieuse de Marc Chagall, saisie il y a vingt ans
Lecture rapide :
– Don d’une estampe de Marc Chagall à Besançon
– Saisie à la frontière suisse en 2006, conservée vingt ans
– L’œuvre, L’Acrobate au violon (1924), exposée dès septembre
Les douanes de Franche-Comté ont fait un don au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon en remettant, le lundi 20 juillet 2026, une œuvre précieuse de Marc Chagall. Il s’agit de l’estampe intitulée L’Acrobate au violon, gravée en 1924 et absente jusqu’ici des collections municipales.
Besançon : don d’une estampe de Marc Chagall par les douanes
La remise officielle marque la première présence d’une œuvre de Marc Chagall dans le Musée des Beaux-Arts de Besançon. La pièce rejoindra les réserves avant d’être présentée au public à partir de septembre, selon le musée.
Origine de la saisie et conservation pendant vingt ans
La gravure avait été interceptée en 2006 lors d’un contrôle routier à la frontière avec la Suisse. Les douanes précisent que l’œuvre était destinée à sortir du territoire avec d’autres pièces, mais qu’elle n’était pas accompagnée des documents d’autorisation requis par l’État.
Authentification, description et insertion au patrimoine
Le conservateur Maël Vandewalle, qui a participé à l’authentification, souligne le caractère onirique de l’estampe et la présence de motifs récurrents chez Chagall : un homme barbu portant un chapeau, le violon et l’acrobate. L’œuvre, non signée mais reconnue par le musée, enrichit le fonds local en matière d’art moderne.
Contexte historique autour de Marc Chagall
Né à Vitebsk en 1887, Marc Chagall a séjourné à Paris au début du XXe siècle et dans les années vingt, période durant laquelle il a réalisé L’Acrobate au violon. Artiste polyvalent, il a pratiqué la lithographie, la céramique et la sculpture, et a signé des commandes publiques majeures, dont la décoration du plafond de l’Opéra Garnier (1963-1964).
La saisie, suivie d’une conservation de deux décennies dans les dépôts douaniers, permet aujourd’hui d’intégrer cette estampe au patrimoine bisontin et d’étoffer les collections du Musée des Beaux-Arts.
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