Clair-Obscur : Exploration de l’Ombre et de la Lumière à la Bourse de Commerce – Découvrez Nos Photos Exclusives
Lecture rapide :
– La Bourse de Commerce devenue paysage luministe et crépusculaire
– Jusqu’au 24 août 2026 pour l’exposition « Clair-obscur »
– Une centaine d’œuvres issues de la Collection Pinault
L’exposition « Clair-obscur » transforme la Bourse de Commerce en un parcours consacré aux contrastes entre ombre et lumière. Présentée jusqu’au 24 août 2026, la manifestation rassemble près d’une centaine d’œuvres de la Collection Pinault, signées par une vingtaine d’artistes modernes et contemporains.
Clair-obscur à la Bourse de Commerce : le parcours et ses temps forts
Le parcours investit l’intégralité du monument, du sous-sol aux galeries d’étage en passant par la Rotonde et les vitrines du passage. L’accrochage met en regard peintures, vidéos et sculptures pour revisiter l’héritage du chiaroscuro à l’aune du siècle présent.
Au centre de la Rotonde, Pierre Huyghe présente le film « Camata » (2024), tourné dans le désert d’Atacama au Chili. L’œuvre montre des bras mécaniques alimentés par panneaux solaires autour d’un squelette ; son montage est continuellement retravaillé par un algorithme d’apprentissage automatique, et les visiteurs sont invités à s’asseoir face à l’écran géant pour en suivre la recomposition.
Installations lumineuses et sculptures : contrastes et matières
Au niveau 0, les pièces de James Lee Byars forment un véritable mausolée de lumière, avec un cylindre en feuilles d’or, une sphère composée de 3333 roses rouges et l’installation « Byas is Elephant », réalisée en corde de poil de chameau et tissu doré.
Les neuf panneaux de Sigmar Polke créent un espace où s’entrelacent opacité et transparence. À l’étage, le parcours met en regard les peintures de Victor Man et Yves Tanguy, les installations vidéo de Bill Viola et les sculptures d’Alberto Giacometti, de Germaine Richier et d’Alina Szapocznikow.
Thèmes et tonalités : visible, invisible et tonalités crépusculaires
Plusieurs œuvres convoquent une lecture sombre du monde. Des pièces de Danh Võ et de Robert Gober expriment une tonalité pessimiste, selon l’accrochage. Le traitement de l’obscurité n’est pas seulement pictural : il devient un langage visuel renouvelé par la vidéo et l’installation.
La majorité des œuvres présentées sont des toiles murales, complétées par des sculptures et des vidéos. Plusieurs pièces sont volontairement plongées dans l’obscurité afin d’accentuer la tension entre présence et absence, une stratégie récurrente tout au long du parcours.
La carte blanche à Laura Lamiel et les vitrines du passage
Le musée donne une carte blanche à Laura Lamiel, qui investit les vingt-quatre vitrines du Passage de la Bourse de Commerce avec des œuvres conçues spécifiquement pour l’occasion. Ces interventions dialoguent avec le parcours principal et offrent des contrepoints intimes aux grandes installations.
Le choix de répartir les œuvres dans des espaces variés — sous-sol, galeries, Rotonde, vitrines — souligne la diversité des approches du clair-obscur et impose au visiteur une attention renouvelée à chaque étape.
Vu par lemanfinance sur : Caroline de Sortiraparis