« En Champagne, la réserve constitue notre meilleure protection contre le gel », souligne le secrétaire
Lecture rapide :
– La réserve sert de protection face au gel
– Près de 40% des bourgeons détruits
– Perte de récolte sèche annoncée par le syndicat
Le gel survenu entre fin mars et début avril a fortement touché les parcelles champenoises. Invité d’ICI Champagne-Ardenne le 14 avril, Damien Champy, secrétaire général du Syndicat général des vignerons, a estimé que la filière allait subir « une perte de récolte sèche ». Le chiffre avancé par le Comité Champagne est de près de 40% de bourgeons détruits.
Réserve viticole : l’outil principal pour amortir le choc du gel
Selon Damien Champy, la réserve reste « l’instrument principal » pour la filière. Elle sert à compenser les effets d’aléas climatiques, à lisser les variations économiques et à financer des opérations comme l’arrachage.
Impact direct sur les exploitations et précédents historiques
Les vignerons constatent des pertes matérielles et financières immédiates. L’année 2026 se situe, d’après le Comité Champagne, comme la deuxième plus dévastatrice après 2003, ce qui reformule les enjeux de gestion pour les exploitations établies à Bethon et ailleurs.
La réserve permet d’éviter des mesures d’urgence isolées pour chaque exploitation, en offrant un matelas financier collectif. Les usages mentionnés vont de l’absorption des aléas climatiques au soutien lors d’opérations structurelles du vignoble, toujours selon le secrétaire du syndicat.
Sur le plan territorial, les répercussions varient selon l’exposition et l’altitude des parcelles, ce qui complique les projections de récolte pour 2026. Les représentants syndicaux mettent l’accent sur la capacité collective de la filière à mobiliser la réserve pour amortir l’impact économique et préserver la continuité des exploitations.
Vu par lemanfinance sur : Radio France