Cité centre, Genève
January 19, 2026
LPD

Beat Jans plaide en faveur de l’e-ID face aux craintes de surveillance, abus et vol de données

Déc 31, 2025

Lecture rapide :
– Beat Jans défend la e-ID publique face aux craintes de surveillance
28 septembre : scrutin national sur la loi, projet révisé après 64% de rejet en 2021
Swiyu promet un contrôle renforcé des données depuis le smartphone

Beat Jans, conseiller fédéral chargé du dossier, a présenté les arguments en faveur de la loi sur l’identité électronique (e-ID) soumise au vote le 28 septembre. Il oppose la nouvelle formule, entièrement gérée par l’État, au projet privé rejeté en 2021 par 64% des votants. Jans affirme que la version actuelle répond aux réserves antérieures et permet aux citoyens de maîtriser les informations transmises en ligne via l’application Swiyu.

Principes de la e-ID étatique et contrôle des données

Le projet confie la gestion de l’e-ID à la Confédération et propose un portefeuille numérique sur smartphone pour stocker justificatifs et documents. Selon Jans, l’application Swiyu notifiera l’utilisateur lorsque des demandes portent sur des données sensibles, permettant de transmettre uniquement l’information strictement nécessaire (par exemple la simple confirmation d’avoir plus de 18 ans).

Le conseiller fédéral indique que la Confédération ne pourra techniquement pas connaître qui utilise l’e-ID ni suivre son usage. Le système reposerait sur un chiffrement à usage unique par transaction, empêchant de relier les utilisations entre elles et, selon lui, rendant la création de profils impossible.

Sécurité, coûts et calendrier

Jans reconnaît la réputation problématique de certains projets informatiques publics, mais assure que pour l’e-ID les délais et les coûts seront respectés. D’après lui, le service devrait être disponible environ un an après le scrutin. Il affirme par ailleurs que la majorité des applications fédérales fonctionnent sans incident, tandis que les médias relaient surtout les cas problématiques.

Libertés publiques et craintes de surveillance

Interrogé sur le risque d’un «Big Brother» étatique, Jans assure que les garanties techniques empêchent toute surveillance de masse. Il souligne que les données resteront stockées sur le smartphone de l’utilisateur et que des mécanismes supplémentaires ont été intégrés pour prévenir les abus. Les opposants estiment néanmoins que ces assurances ne suffisent pas, position relayée par plusieurs médias et débats publics.

La discussion publique s’est déroulée dans divers formats médiatiques, notamment lors d’un entretien officiel du Département fédéral, un reportage de 24 Heures et un papier du Temps. Les prises de parole ont été complétées par un débat radiophonique et des comptes rendus de la presse populaire, dont un article du Blick.

Accessibilité et choix volontaire

La loi précise que l’e-ID restera facultative. Jans met en avant les gains d’accessibilité pour les personnes âgées ou en situation de handicap, citant le cas d’un usager aveugle qui a exprimé son intérêt pour l’identification électronique afin d’accéder à des services à distance.

Surveillance électronique et prévention des violences domestiques

Après un drame familial en août, Jans a évoqué la possibilité d’étendre l’usage de la surveillance électronique pour protéger les victimes. Il reconnaît la compétence des cantons en matière policière et souligne la nécessité de projets pilotes et d’une coopération nationale, en citant des expérimentations en cours et une feuille de route conjointe entre cantons et Confédération.

Le Département a engagé des évaluations scientifiques pour des projets pilotes, dont certains sont attendus pour publication au printemps. Jans insiste sur l’importance d’allouer des moyens financiers et humains pour que les instruments législatifs soient efficaces.

L’e-ID sera-t-elle obligatoire ?

La loi stipule que l’e-ID est facultative. Pour la rendre obligatoire, il faudrait modifier la loi.

Qui gérera l’e-ID ?

La gestion est prévue par la Confédération, la nouvelle version du projet évite le recours à des opérateurs privés.

La Confédération pourra-t-elle surveiller l’usage des e‑ID ?

Selon le conseiller fédéral, la Confédération ne peut techniquement pas savoir qui utilise l’e‑ID ni comment, car les données sont conservées sur le smartphone et le chiffrement change à chaque utilisation.

Quand l’e-ID sera-t-elle disponible ?

D’après le Département, le service devrait être opérationnel environ un an après le scrutin.

Vu par lemanfinance sur : Google News

Source: www.24heures.ch

Avatar photo
About Author

Antoine Aeschlimann

Pour Léman Finance, je décrypte l’actualité juridique et réglementaire liée aux questions économiques et financières, et je m’autorise également à sortir de mes thématiques habituelles pour analyser des faits d’actualité populaire.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L’essentiel de l’actualité finance autour du Léman 📈 Marchés, économie, investissements et crypto. 👉 Suivre l’actualité 🔔 Non