Trafic d’armes de guerre entre la France et la Suisse : Douze personnes, dont un policier, interpellées
Lecture rapide :
– Réseau franco-suisse démantelé pour trafic d’armes de guerre
– 12 interpellations, 2 en Suisse, 120 policiers mobilisés
– Un policier suspecté d’avoir facilité le trafic via des fichiers
Une opération conjointe menée fin juin a abouti à douze interpellations liées à un trafic d’armes alimentant la région des Hauts-de-France depuis la Suisse. L’enquête, ouverte en avril par le parquet de Beauvais, a été reprise par la Jirs de Lille après la découverte d’éléments laissant apparaître une dimension internationale.
Réseau de trafic d’armes entre la France et la Suisse démantelé
Les investigations menées par les polices judiciaires de l’Oise et du Nord, en coordination avec la police suisse et Europol, ont permis de remonter à un groupe qui fabriquait et vendait du matériel destiné à des actes violents. Les enquêteurs évoquent des approvisionnements en armes de guerre — fusils d’assaut, pistolets automatiques, grenades et explosifs — pouvant servir à des braquages ou à une petite guérilla urbaine.
Mécanismes du trafic et rôle d’un fonctionnaire
En l’espace de trois mois, les enquêteurs ont rassemblé des éléments sur le mode opératoire du réseau et son organisation. Parmi les personnes interpellées figure un homme présenté comme le chef du réseau et un policier français, soupçonné d’avoir facilité le trafic par la consultation de fichiers de police, selon le procureur de Lille, Samuel Finielz.
Enquête, perquisitions et saisies
Les perquisitions menées principalement en France ont conduit à la saisie de plus de 100 000 euros en espèces et de 23 armes à feu, dont plusieurs contrefaites, notamment un fusil de type Colt M4 et des pistolets. Des grenades et des explosifs ont également été retrouvés, selon les sources judiciaires.
Suites judiciaires et position de la justice
Après les interpellations, le parquet de Lille a engagé des procédures visant à faire la lumière sur les responsabilités de chacun. Le nombre exact des mises en examen a évolué au fil de l’instruction; neuf personnes, dont un policier, ont été mises en examen selon des communiqués locaux, et des mesures de détention ont été ordonnées pour plusieurs suspects.
Coopération transfrontalière et contrôles aux frontières
La nature transfrontalière des faits a rendu nécessaire une coordination serrée entre autorités françaises et suisses et le recours à Europol. L’opération, qui a mobilisé environ 120 policiers, illustre les enjeux de contrôle aux frontières face aux trafiquants exploitant les proximités géographiques et juridiques.
Le dossier reste en instruction et plusieurs éléments restent non précisés par les autorités, notamment l’étendue exacte du réseau en Suisse et les connexions éventuelles à d’autres trafics. Les investigations se poursuivent sous l’égide de la justice.
Vu par lemanfinance sur : Google News